Cameroun : Sur les traces de nos ancêtres, découverte d'un paradis paradoxal (suite et fin)

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LE TRAUMATISME SOUS-ESTIME DE LA TRAITE NEGRIERE

Le développement des moyens de transport a motivé les grandes conquêtes et provoqué les migrations intercontinentales. La traite négrière du XVe siècle est la pire des catastrophes humanitaires que l'Afrique a vécue. Certains leaders mondiaux, sans doute influencés par des philosophes contemporains racistes ont trouvé des arguments justifiant les pillages dont l'Afrique centrale a particulièrement été victime.

En effet, dans sa bulle du 8 janvier 1454 le Pape Nicholas V permis l'esclavage au Portugal. Les premiers marins européens, commencèrent alors à établir des comptoirs sur la côte occidentale d'Afrique. Pendant quatre siècles, une traite négrière aux conséquences désastreuses jusqu'à nos jours traumatisa l'Afrique noire dont l'organisation politique des Etats était jusque là bien structurée. Quelques dates importantes marquèrent cette traite en Afrique Centrale.

-En 1471, les portugais s'installèrent à Sao-Tomé pour contrôler le Congo.

-En 1483 le contact eu lieu entre les portugais et le Roi du Congo qui devint Alphonso 1er et Chrétien.

-En 1590, Luanda était selon l'histoire connue, le port le plus important de départ des africains pour l'Amérique.

-En 1595 Soulèvement populaire à Sao-Tomé

-En 1685, Louis XIV promulgue le Code Noir constitué de lois encadrant les rapports entre maîtres et esclaves.

Le Professeur Michael Blackey, biologiste et anthropologiste mobilisa au début des années 90 une équipe de chercheurs pour l'analyse de l'ADN des restes plus de 20000 esclaves retrouvés au Negroes Burying Ground à Manhattan (Zone de fosses communes pour les esclaves noirs qui périssaient entre 1498 et 1909). Ces travaux ont permis de retracer les pays d'origine de près de 419 africains-américains.

Dans son ouvrage In Search of Bimbia, Lisa Aubrey présente le programme appelé African Reconnection Program (ARP) qui consistait à utiliser selon le principe de Blackey, une banque  d'ADN pour effectuer sur les africains-américains des analyses comparatives permettant de retrouver leurs pays ou village d'origine en Afrique. 27 participants à ADN Camerounais étaient des descendants de différents groupes ethniques du Cameroun déportés pendant la traite négrière entre le XVème et le XIXème Siècle. Au vu du nombre très élevé d'ADN camerounais parmi les noirs-américains testés, Lisa Aubrey prit pour mission de rechercher sur les côtes camerounaises, un port d'embarcation des esclaves. C'est ainsi que  l'auteur découvre Bimbia dans la commune de Limbé 3 au Sud-Ouest Cameroun. Bimbia se révèle aujourd'hui comme l'un des ports les plus importants de départ de bateaux négriers de l'Afrique vers les Etats-Unis d'Amérique. En 2018, Lisa Aubrey avait déjà dénombré environs 200 bateaux négriers partis de Bimbia. Des recherches doivent encore être menées pour comprendre la chronologie des évènements et préciser les navires partis de Bimbia au bord desquels les rebellions d'esclaves se seraient déclenchées. Ceci rétablira le lien entre le Cameroun et sa diaspora de par le monde.

Après l'abolition officielle de la traite négrière en 1833, le trafic continua avec ampleur en Afrique centrale. Des enfants étaient enlevés à leur parents par dizaines dans les villages, sans considération aucune de leur rôle primordial dans la vie familiale. De la façon la plus brutale, on extirpait d'une famille le jeune garçon ou la jeune fille qui constituait la crème de l'intelligence ou de la force physique dans son village.

Pour se rendre compte du traumatisme causé aux africains par la traite négrière, il faut ramener le vécu à l'échelle individuelle. Imaginez un instant un vigoureux garçon de 20 ans qui était chargé de suppléer son père de 60 ans pour les tâches liées à sa spécialité : le guérisseur avait par exemple besoin de son jeune fils intelligent et assez fort pour l'approvisionner en plantes médicinales difficilement accessibles en forêt. Ces jeunes étaient des acteurs centraux dans la vie de leurs villages. Dès lors, une jeune personne enlevée par des brigands chasseurs d'esclaves laissait un vide impossible à combler. Le traumatisme des parents après une si douloureuse perte était sans aucun doute, si profond que leur vie sombrait dans le chagrin. Demandez donc à un guérisseur de continuer à soigner comme si de rien n'était, alors que le fils bien-aimé en qui il voyait sa relève s'est volatilisé!  Leurs activités quotidiennes ne pouvaient qu'être désormais rythmées par la tristesse jusqu'à leur propre mort.

Si l'histoire de l'esclavage est bien connue malgré la sous-estimation des dégâts, la nature ne pouvait maintenir longtemps le secret de ce mystérieux village du Sud-Ouest Cameroun appelé Bimbia. La légende en pays bassa est restée tenace. Le nom de Bimbia évoquait une prison pour enfants récalcitrants.  

Le voile qui se lève petit à petit sur la civilisation du fer au Cameroun et sur Bimbia nous amène à faire un rapprochement avec un autre pan de l'histoire cachée du Cameroun, celui de la période coloniale. Le Cameroun a été particulièrement ciblé par la colonisation allemande, de même que la Namibie et le Togo. Les richesses de la biodiversité et du sous-sol étaient inventoriées et minutieusement documentées. Curieusement, elles n'ont aucunement été révélées dans les enseignements scolaires et encore moins exploitées pour le bien-être des populations. En attendant les archives de la période  française et anglaise, quelques révélations sur les richesses historiques jusqu'alors cachées, transparaissent des archives allemandes.

LA PERIODE COLONIALE ALLEMANDE AU CAMEROUN

Dans quelques éléments d'archives du fonds allemand au Cameroun, de riches documents sur les conditions politiques, militaires et économiques sont présentés. Ainsi, des détails historiques sont connus dans tous les domaines de la vie sociale du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest du Cameroun. Des actes administratifs, des faits militaires, des pactes commerciaux, des recherches dans le domaine de la santé, l'agriculture, les mines, etc. sont archivés. Les détails de ces archives se recoupent avec la présence de gisements de minerais précieux divers au Cameroun. Ceci justifie le caractère "scandaleux" du Cameroun du point de vue non seulement géologique, mais aussi de la biodiversité et de l'héritage intellectuel de nos ancêtres.

Les non-dits de l'histoire camerounaise confirment que les historiens ont été jusqu'à nos jours motivés par la volonté d'omettre par ignorance ou délibérément certaines évidences.

L’histoire de la colonie allemande du Cameroun est aussi mal connue que celle de la traite négrière ou de la civilisation du fer. Elle a commencé avec les contrats de protection que l’explorateur Gustave Nachtigal (1834-1885), en sa qualité de Commissaire de l’Empire allemand, avait conclu le 11 et le 12 juillet 1884 avec les différents Kings installés sur les rives de l’estuaire du Wouri à Douala, suivi par le lever du drapeau allemand le 14 juillet 1884 et enfin la déclaration du Protectorat allemand.

 

Jesko Albert Eugen von Puttkamer (1855-1917), Gouverneur 13 Août 1895 – 9 Mai 1907

 

Un "Findbuch" (inventaire d'archives) a été publié en 2017 par le Goethe Institut du Cameroun (12), retraçant la période pendant laquelle le Cameroun était administré par l'Allemagne. Un riche répertoire des dossiers de l’administration centrale du Gouvernement tenu jusqu’à l’année 1914 contient entre autre des informations sur des dossiers confidentiels, des affaires politiques et administratives, des opérations militaires ou des dossiers sur divers groupes d'activités incluant travailleurs, scolaires ou missionnaires. Les constructions d'ouvrages de travaux publics, les affaires juridiques, artistiques, de sciences et recherche, la géologie et l'industrie minière y figurent en bonne place.

Les auteurs pensent "qu’au cours des années à venir, les documents historiques relatifs à l’histoire du Cameroun seront de plus en plus accessibles à la recherche historique et à tous ceux qui s’y intéressent. Actuellement, les centres de documentation dans le monde entier font de grands efforts pour numériser leurs archives et ceci aura très certainement un impact positif sur la recherche historique".

Le métamorphisme du fer et celui de l'or étant étroitement liés, la découverte d'une civilisation du fer au Cameroun induit la présence de gisements de fer sur une grande partie du territoire camerounais, justifiant ainsi la présence de l'or et de beaucoup d'autres minerais précieux. Il ressort des archives publiées par le Goethe Institut en 2017, que des expéditions géologiques avaient silloné le territoire camerounais de 1893 à 1914. Ces explorations principalement menées par des ingénieurs Fuchs ou Mann sont décrites à cette époque de Kousseri à Mamfe, de Lolodorf à Dschang, de Bamenda à Mora, de Campo à Yoko, de Ebolowa à Yabassi, d'Edea à Buea, de Garoua à Douala, bref dans toutes les villes révélant la présence d'une constellation de gisements de divers minerais précieux dans le sous-sol camerounais : pêle-mêle, on retrouve disséminés sur tout le territoire, de vastes gisements de fer, or, tungstène, diamant, cuivre, étain, manganèse, amiante, lignite, charbon, pétrole, bauxite, molybdène, mica, calcaire etc... Des affaires d'extraction par l'entreprise allemande  Bremer Nordwest - Kamerun Gesellschaft apparaissent dans ces archives ainsi que beaucoup d'autre faits. On y découvre par exemple en 1906 l'excavation à Kousseri d'un site funéraire des Sao, hommes géants de la région du Lac Tchad, dans le rapport du médecin en Chef allemand Freyer.  Sur le plan de la santé publique, la lutte contre la maladie du sommeil ou le paludisme est bien documentée. On peut ainsi apprendre que des essais de production de quinine par les indigènes avaient été entrepris entre 1902 et 1914.  De même que l'introduction du cacao, café, tabac, noix de karité, hévéa etc. Ces documents historiques nous révèlent que des essais satisfaisant de vignoble avait été mené à Yaoundé entre 1909 et 1914.  

LE PARADIS PARADOXAL

Le riche patrimoine naturel camerounais qui se traduit par la richesse de son sous-sol et la richesse de sa biodiversité, porterait à croire que les hommes qui peuplent actuellement ce territoire devraient, grâce à leur patrimoine génétique intellectuel, s'offrir sur place des conditions de vie idoines.

En d'autres termes : comment se fait-il que l'or jaune sous nos pieds et l'or vert autour de nous soient  ignorés par les brillants cerveaux hérités de nos ancêtres ?

Le Cameroun est l'un des rares pays au monde où les arbres fruitiers poussent tout-seuls à tous les coins. Les manguiers, papayers, orangers, avocatiers pilulent, mais les fruits sont rares dans le régime alimentaire des camerounais. Au sein de la population, la consommation de fruits est encore plus rare sous forme de jus naturels ou de confitures. Elle est par contre plus fréquente dans les couvents et monastères où les techniques de transformations simples sont utilisées pour une production faible. L'implémentation de ces savoirs pour une production locale artisanale ou à moyenne et grande échelle est tatillonne ou inexistante.

L'exode rural, le flux migratoire massif de la jeunesse camerounaise vers l'étranger, l'entretien de la fuite des cerveaux par tous les stratagèmes possibles, y compris la loi interdisant la double nationalité sont des phénomènes qui concourent à maintenir les camerounais hors du terroir ou dans un état de mal-être en déconnexion totale avec la richesse naturelle du pays.

Certaines lois émanent de l'esprit de l'époque coloniale où le pays était administré par des étrangers qui avaient des intérêts globalement divergents de ceux de leurs administrés. Puisque certaines initiatives communautaires pour la chose publique pouvaient cacher des velléités d'indépendance, il était normal que le pouvoir central colonial laisse peu de place aux actions incontrôlées, quelle que soit leur portée. Ceci se traduit de nos jours par la tendance à négliger l'entretien ou même à s'approprier ou vandaliser les "choses de l'Etat".

Déjà en 1904  le Sultan Njoya faisait coudre à Foumban des uniformes identiques à ceux de l'armée allemande mais un siècle plus tard l'idée de confectionner des uniformes pareils est loin des camerounais. Pire encore de simples moustiquaires pour lutter contre le paludisme sont cousues hors d'Afrique et transportées par millions d'unités au Cameroun, comme si cette technologie était trop sophistiquée pour donner des emplois aux jeunes camerounais.

Le bois est exporté par milliers de billes tous les jours de l'Afrique Centrale malgré moult lois imposant un minimum de transformation locale. En  même temps, le manque de menuisiers qualifiés pour fabriquer sur place des équipements ou bâtir des maisons  en bois est criard. De même, les dernières constructions de bâtiments publics en terre cuite datent de l'époque coloniale allemande. Un des vestiges encore utilisés aujourd'hui à Douala est le premier Hôpital Général de la ville, maintenant utilisé par le Groupement Mobile d'Intervention de la Police Nationale. La formation des maçons locaux à l'utilisation de la brique de terre est quasi inexistante, tout comme celle des vanniers et des menuisiers sont approximatives par rapport à celles d'autres pays, parmi lesquels des non-producteurs de bois. Les billes de bois qui partent journalièrement des forêts locales reviennent souvent d'Europe sous forme de meubles de brocante parfois fabriqués avec des panneaux de sciures ou de contre-plaqués. Une industrie chimique pour le traitement du bois est inexistante.

Le Cameroun se retrouve actuellement dans une posture très singulière où des hommes, malgré leur riche patrimoine génétique, souffrent des conséquences d'une grande période d'amnésie historique qui les maintient dans une désunion propice à des conflits plus ou moins sanglants.   

Le traumatisme est tellement profond que beaucoup d'africains en général et de camerounais en particulier ne se rendent pas compte qu'ils sont entourés de richesses qu'ils doivent actuellement exploiter pour leur bien-être. Pire encore, beaucoup de Camerounais et d'africains de la diaspora ignorent qu'ils sont doués de capacités intellectuelles parfois exceptionnelles qui font partie du patrimoine génétique hérité de leurs ancêtres. De même qu'ils se sous-estiment, l'ignorance de leurs origines et de leur histoire commune les séparent les uns des autres. La désunion du peuple noir de par le monde vient sans aucun doute de l'ignorance de ce passé glorieux car nul ne pourrait être fier d'un ancêtre médiocre. Les noirs les plus brillants de la diaspora dans quelque domaine que ce soit ont tendance à renier l'implacable réalité de leur héritage génétique, comme si leur génie leur était directement tombé du ciel. La pigmentation tenace de leur peau a parfois été rudement mise à l'épreuve par eux-mêmes, comme pour fuir leur véritable identité. La célèbre Popstar Michel Jackson en fut un exemple. Les étoiles individuelles noires seraient-elles  pure  coïncidence dans une  génération spontanée? Il est quasiment impossible de l'affirmer avec cette fuite de cerveaux qui se distinguent dans le monde entier par leurs performances exceptionnelles dans toutes les disciplines.

La santé est partout reconnue comme notre bien le plus précieux. Au Cameroun où les plantes médicinales se retrouvent en quantité inimaginable, la santé des populations est paradoxalement à la recherche permanente de solutions exogènes. En 2007, le Professeur Vincent Titanji (13) de l'Université de Buea dénombre 217 plantes citées dans les publications scientifiques pour leur utilisation antipaludéenne. Paradoxalement, le nombre de  médicaments fabriqués sur place est presque nul. Pendant que l'industrie pharmaceutique parait totalement inaccessible au Cameroun, les brasseries produisent suivant les normes industrielles les plus pointues, une large variété de boissons consommées par millions d'hectolitres. Le progrès technologique dans la production des boissons alcooliques est inversement proportionnel au retard dans la fabrication et la maintenance des produits et équipements nécessaires pour la santé publique. En même temps, les téléphones et voitures dernier cri sont plus accessibles.

Dans le contexte concurrentiel international imposé par certain courants de pensée, le Cameroun dont les abondantes ressources naturelles auraient pu être exploitées en toute transparence et équitablement réparties pour le bien-être des populations est ce pays qui s'enfonce plutôt dans une misère ambiante provoquant l'exode de la jeunesse dans les flux migratoires exponentiels que nous constatons aujourd'hui.

L'éducation est la clé du développement. Au Cameroun, la formation scolaire est volontairement déconnectée du contexte environnemental.

PERSPECTIVES

Puisque la vérité finit toujours par triompher, le peuple en prendra forcément possession tôt ou tard. La vie qui est un véritable combat ne se limite pas à la période pendant laquelle l’homme respire sur terre. C'est pourquoi les héros sont plus vivants que jamais et que la sagesse africaine enseigne que "les morts ne sont pas morts". L’élite africaine qui fréquente les cercles de réflexion religieux et ésotériques divers, doit donc prendre ses responsabilités, s'inspirer ici et maintenant de la réalité des faits historiques qui démontrent la spécificité du Cameroun de par sa position géographique sur le globe terrestre. La continuité des évènements historiques qui sont étroitement liés à l'identité des acteurs entraînent à admettre une dissimulation pernicieuse qui n'a permis que l'exploitation minimale du riche potentiel d’Afrique centrale. Cet état des choses n'a malheureusement jusqu'ici profité qu'à une sorte de mafia focalisée sur le confort présent et une vie mondaine éphémère au détriment des communautés. Dieu merci, un monde meilleur s'annonce à l'horizon avec le rétablissement de la vérité et sa diffusion grâce aux progrès de la technologie. De longues et fastidieuses lectures de textes sont en effet épargnées aux africains. Les réseaux sociaux véhiculent les images dont une seule vaut parfois mille mots. A partir de ce moment, la vraie information a libre cours. Les publications non-fondées ou pleines d'imperfections ont par le même canal l'occasion de sortir du circuit de communication. La multiplication des tests d'ADN ancestraux combinés à la datation au Carbone 14 préciseront les identités et les liens entre populations au niveau national et international. Il y a donc lieu d'être optimiste sur l'avenir de l'Afrique parce que les africains de la diaspora et du terroir comprendront petit à petit que l'histoire des africains ne commence pas par la traite négrière et que leurs performances intellectuelles actuelles proviennent d'un héritage génétique commun et inaliénable. Ils comprendront qu'ils ont naturellement survécu à des siècles d'agression grâce à leurs capacités intellectuelles. Cette prise de conscience éveillera le sentiment de l'union sacrée basée sur un passé commun et la confiance au génie ancestral qui réside en soi mais qui a jusqu'ici manqué à certains fils et filles de ce continent par simple ignorance de l'histoire. Le trésor que la nature a confié à l’Afrique sera donc exploité par les vrais propriétaires du terroir.

Le bassin du Congo est une unité géographique dont l'essor a été révélé par les découvertes archéologiques semblables à nos trouvailles récentes. Les Batéké dont le royaume s'étendait entre le Gabon le Congo et la RDC actuelle étaient des sociétés centrées sur une activité métallurgique intense avec plusieurs dizaines de milliers de ferriers découverts.  Les générations futures devront donc à la lumière de ces révélations, aborder le monde avec plus de confiance personnelle. La vérité historique devrait initier un nouveau type de rapports démystifiés avec les étrangers. Contrairement aux générations traumatisées par l'esclavage, la colonisation et la néocolonisation, les ressortissants du Cameroun et du bassin du Congo en général, compteront sur la richesse de leur patrimoine naturel et orienteront l'éducation de leur progéniture sur l'exploitation des ressources qui les entourent. Si l'éthique se met au centre de leurs préoccupations, nous pouvons déjà crier VICTOIRE! ...et déclarer "l'Afrique noire est bien repartie".

Pr Léopold Gustave Lehman, Biologiste

Maître de conferences Université de Douala

 

REFERENCES

1 - Philippe Lavachery et al (2007): Komé- Kribi, Rescue archeology along the Chad.Cameroon oil pipeline, 1999-2004: Journal of African Archeology Monograph Series, Vol 4

2 - VOA News (2011) https://www.voanews.com/a/archeological-findings-reveal-central-african-history-125075209/161668.html July 05 2011, visited 22 january 2019

3 - Joseph-Marie Essomba (1987): Le fer dans le développement des sociétés traditionnelles du sud Cameroun. Annales de la Faculté des lettres et sciences humaines Volume 3, N°2, Juillet 1987

 4 - Mboua Massok (2016) Sur les traces de nos ancêtres, https://youtu.be/QwkwwR7kK38

5 - Martin Elouga & Denis Wirrmann (1998): Lac Ossa: recherches paléo-environnementales et découverte d'un site archéologique. Dans Michèle Delneuf, Joseph-Marie Essomba et Alain froments (Eds) Paléo-anthropologie en Afrique Centrale, un bilan de l'archéologie au Cameroun. L'Harmatttan. VI, P151-155.

6 - Marie-Claude Dupré et Bruno Pinçon (1997): Métallurgie et politique en Afrique Centrale, Edition Karthala

7 - UNESCO (1999) Les routes du fer en Afrique http://www.unesco.org/new/fr/culture/themes/culture-and-development/cultural-tourism/thematic-roads-and-cultural-tourism/iron-roads-in-africa/

8 - Günter Tessmann (1913) Die Pangwe: Völkerkundliche Monographie eines westafrikanischen Negerstammes (Eds) Berlin, Wasmuth

9 - Michèle Delneuf, Alain Froment, Joseph-Marie Essomba (1998) Paléo-anthropologie en Afrique Centrale: Un bilan de l'archéologie au Cameroun L'Harmattan, 1999 - 368 pages

10 - Cheikh Anta Diop (1954) Nations nègres  et culture. présence africaine, réédition en livre de poche, 1979, 1999.

11 - Lisa Aubrey (2018), In search of Bimbia, transatlantic slavery & african diasporan rememory in Cameroon. Valeurs d'Afrique, Paris 304p

12 - Uwe Jung  (2017) Inventaire fonds allemand (FA) Actes administratifs du protectorat allemand du Cameroun , 2e édition révisée avec traduction en allemand , (Eds) Goethe Institut www.goethe.de/kamerun/history

13- Vincent PK Titanji, Denis Zofou and Moses N. Ngemenya (2008) - The Antimalarial Potential of Medicinal Plants used for the treatment of Malaria in Cameroon Folk Medicine

Afr. J. Traditional, Complementary and Alternatives Medicines

Il y a 14 heures 2
Deffo Jean-Pierre

Tu as trois fois raison Charles. J'ai compris très tôt que Abel Elimbi Lobé était la taupe du pouvoir. Mon problème c'est que plusieurs médias ont prêté le flanc à cette supercherie en donnant surabondament la parole à cet allié non assumé du parti au pouvoir. Dommage pour ce peuple qui a soif d'une autre façon de gouverner.

TIOBOU Jean-Marie

Ouf !!!! Quelle peinture mon grand frère ! Dans ce cirque les leçons nous donnent de comprendre que la tricherie est érigée en.modèle de société d'une part. D'autre part qu'il y'a des immuables... des immortels. S'ils pouvaient se souvenir de Mumbutu S. SEKO qui se prenait pour le Dieu !!!! Je prie et souhaite que l'esprit de PAIX règne et conduit à renouer avec nos frères et soeurs des zones en crise.

Fernant Nenkam

Je tire la graisse de ce test pour cuire la chair de l'ami Charles Mongue-Mouyemé. "Selon les statuts de la FECAFOOT, le dirigeant d’une entreprise publique ou parapublique ne peut plus postuler à la présidence de la Fécafoot pour des nécessités de disponibilité". Le poste occupé par Martin Camus Mimb Hiol n'est pas électif et sa radiodiffusion n'est non plus ou parapublique.

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