Championnats LFPC : La saison 2018-2019 déclarée blanche par la Fecafoot

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Par Charles MONGUE-MOUYEME ►

C’était au cours de la conférence de presse du président de la Fecafoot le 22 avril 2019 à Yaoundé.

« La Fecafoot n’est pas comptable de ce championnat bancal. Il faut attendre la saison prochaine pour voir nos compétitions avec toutes les réformes prévues ». Le président Seydou Mbombo Njoya n’est pas passé par quatre chemins pour renier les championnats « professionnels » de Ligue 1 et Ligue 2 de la saison 2018/2019 dont la 1ère phase est en voie d’achèvement.

Oui, le président de la Fecafoot, par ces propos, a déclaré blanche la saison 2018/2019 des championnats « professionnels » de football du Cameroun. Ainsi donc, les 18 clubs de Ligue 1 et les 15 de Ligue 2 ont disputé, et continuent de disputer des matchs pour du beurre, la Fecafoot ne répondant  pas de ce championnat qui a adopté une formule à 2 poules pour vite s’achever et se conformer au calendrier international.

Etant donné que c’est la Fecafoot qui affilie les clubs camerounais aux compétitions africaines de clubs, il semble clair depuis le 22 avril 2019, qu’elle n’y inscrira pas des clubs issus d’un "championnat bancal" dont elle ne répond pas. Le Cameroun ne devrait  donc logiquement pas prendre part aux coupes africaines inter-clubs 2019/2020 de la CAF.

De la même manière, les clubs qui seront relégués en division inférieure au terme de cette saison, seront fondés de réfuter cette relégation en invoquant l’année blanche « décrétée » par la Fecafoot à travers son président. Et on voit mal comment les instances juridictionnelles de la Fecafoot donneraient tort aux clubs qui refuseraient de descendre en division inférieure, alors que la Fecafoot a désavoué les championnats L1 et L2 de la saison 2018/2019.

Il est étonnant que cette annonce du président de la Fecafoot ne soulève aucune protestation ni de la part de la Ligue de Football Professionnel du Cameroun (LFPC), ni de la part des clubs de L1 et L2. Pourtant, ces championnats devraient être immédiatement stoppés, afin que la Fecafoot clarifie sa position sur leur validité en notifiant officiellement toutes les parties prenantes.

La LFPC ne saurait poursuivre un championnat non reconnu par la Fecafoot sa tutelle, qui est l’instance faîtière du foot au Cameroun. Et aucun acteur ne saurait se prévaloir des résultats d’un championnat déclaré officieux par la Fecafoot.

On se souvient que Seydou Mbombo Njoya avait donné le coup d’envoi de cette saison 2018/2019 au stade militaire de Yaoundé, qu’il avait décaissé une partie de la quote-part financière allouée à la LFPC par la Fecafoot pour les championnats « professionnels », et qu’il avait contribué à ramener l’ordre lorsque les clubs de L1 étaient entrés en grève en raison d’exigences non satisfaites par la LFPC. Il se lave les mains de tout cela aujourd’hui en affirmant que ces compétitions n’engagent pas la Fecafoot.

Le Comité Exécutif de la Fecafoot va-t-il être solidaire de la déclaration émise par son président le 22 avril 2019 ? Les différentes parties prenantes aux championnats « pros » vont-elles rester sans réaction ? Le ministère des sports va-t-il contraindre le président de la Fecafoot à revenir sur sa grave déclaration potentiellement porteuse de lourdes conséquences ?

Et si (ironie du sort) la plainte d’Abdouraman et consort au TAS pour annuler le processus électoral ayant porté Seydou Mbombo Njoya à la tête de la Fecafoot devenait la seule issue pour sauver la saison 2018/2019 de foot au Cameroun ?

Just wait and see.

Charles MONGUE-MOUYEME

P.S. : « C’est la bouche de quelqu’un lui-même qui lui tue » (Jean-Miché Kankan).

Il y a 4 heures 0
Deffo Jean-Pierre

Tu as trois fois raison Charles. J'ai compris très tôt que Abel Elimbi Lobé était la taupe du pouvoir. Mon problème c'est que plusieurs médias ont prêté le flanc à cette supercherie en donnant surabondament la parole à cet allié non assumé du parti au pouvoir. Dommage pour ce peuple qui a soif d'une autre façon de gouverner.

TIOBOU Jean-Marie

Ouf !!!! Quelle peinture mon grand frère ! Dans ce cirque les leçons nous donnent de comprendre que la tricherie est érigée en.modèle de société d'une part. D'autre part qu'il y'a des immuables... des immortels. S'ils pouvaient se souvenir de Mumbutu S. SEKO qui se prenait pour le Dieu !!!! Je prie et souhaite que l'esprit de PAIX règne et conduit à renouer avec nos frères et soeurs des zones en crise.

Fernant Nenkam

Je tire la graisse de ce test pour cuire la chair de l'ami Charles Mongue-Mouyemé. "Selon les statuts de la FECAFOOT, le dirigeant d’une entreprise publique ou parapublique ne peut plus postuler à la présidence de la Fécafoot pour des nécessités de disponibilité". Le poste occupé par Martin Camus Mimb Hiol n'est pas électif et sa radiodiffusion n'est non plus ou parapublique.

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