Cameroun 1 – 3 Pays-Bas : Pour ces braves joueuses je préfère y croire encore

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Par Charles MONGUE-MOUYEME ►

Comment m’en tenir à la raison quand les Lionnes mettent autant de cœur à défendre nos couleurs ?

Deuxième sortie, deuxième défaite pour la sélection nationale féminine du Cameroun à la Coupe du monde 2019 en France. Aucun observateur lucide ne peut dire que ces résultats n’étaient pas attendus, si l’on ne s’en tient qu’au classement Fifa et aux débâcles lors des matchs amicaux récents qui ont opposé les Lionnes aux sélections européennes, France (6-0) et Espagne (4-0) notamment.  Mais que ce soit contre le Canada ou contre les Pays-Bas ce 15 juin 2019, les coéquipières de Christine Manie ont montré qu’elles avaient quand même le niveau de la compétition.

Qui peut dire qu’un match nul n’était pas possible contre le Canada au regard du but encaissé ? Pendant le dernier quart d’heure de la 1ère mi-temps face aux Pays-Bas, n’y avait-il pas de bonnes raisons de croire que les compatriotes de Seedorf étaient prenables pour les Lionnes ? Si la médiocre arbitre de ce match n’avait pas fermé les yeux sur la foultitude de fautes commises sur la flèche Aboudi Onguéné, qu’est-ce qui dit que ce match n’aurait pas connu une issue favorable au Cameroun ?

Il faut cependant s’étonner qu’avec les séances vidéo effectuées pour analyser le jeu des Pays-Bas, le staff technique des Lionnes n’aient pas pu boucher le circuit préférentiel des hollandaises sur le flanc droit de leur attaque, en faisant coulisser la défense centrale conséquemment pour éviter à Leuko (arrière latérale gauche) de se retrouver en permanence à la peine en situation de poursuite. Ce n’est certes pas la même compétition, mais il faut dire que le replacement défensif était meilleur à la dernière CAN féminine, et avec le talent de Johnson, il aurait dû s’améliorer.

La problématique de l’élaboration du jeu offensif des Lionnes déjà criarde à la CAN, est restée intacte à la coupe du monde. Les déplacements de nos attaquantes ne leur permettent pas de bien se défaire du marquage et d’offrir des solutions de passes aux joueuses du milieu de terrain. Aboudi court beaucoup, elle fait même souvent la différence, mais ses partenaires ne suivent pas. Adjara réussit parfois à déborder, mais ses centres ne trouvent pas preneuses, du fait du mauvais placement des autres attaquantes dans la surface de réparation adverse.

Au milieu de terrain, si on a décidé de faire enfiler le bleu de chauffe à Feudjio Raïssa et Yango, il leur faut une partenaire capable d’exploser vers l’avant et orienter le jeu offensif. On a senti, avec la titularisation de Ngo Mbeleck, que le sélectionneur Alain Djeumfa voulait régler ce problème : malheureusement, tétanisée par l’enjeu, Ngo Mbeleck s’est bornée à plomber tous les ballons vers l’avant, alors qu’il était évident qu’elle n’avait aucun atome crochu avec Abam Michaela, l’attaquante de pointe. Il faut aussi dire que le choix d’aligner Enganamouit d’entrée de jeu et dans un rôle de milieu offensif alors qu’elle est physiquement courte et en déficit de confiance, était assez curieux. Elle aurait dû être utilisée encore comme joker à la pointe de l’attaque.

Contre la Nouvelle Zélande, match que les Lionnes doivent absolument gagner pour espérer être éligible parmi les meilleurs 3ème, le staff technique doit impérativement travailler des combinaisons dans le jeu offensif. Leuko et Meffometou doivent participer plus au jeu d’attaque, ce qui imposera peut-être d’aligner une défense à 3 arrières centrales (Manie, Awona, Johnson). Alain Djeumfa doit se départir de la peur de mal faire et du complexe d’infériorité par rapport à ses adversaires, oublier tous les quolibets qui lui foutent la pression, et surtout bonifier sa lucidité dans l’analyse situationnelle de match. Car on n’a pas jusqu’ici eu l’impression qu’il sait résoudre les problèmes qui surviennent en cours de match.

Oui, je préfère croire que les Lionnes peuvent encore passer ce 1er tour. Qu’elles sachent que Ghislaine Bebom (Paix à son âme) n’est plus là pour défendre avec force Alain Djeumfa qui sera cloué au pilori si le Cameroun est éliminé au 1er tour. Aboudi Onguéné a rendu un hommage mérité en mondovision à cette grande et passionnée consultante sportive après son but contre les Pays-Bas : il serait mal venu de perturber son repos éternel en faisant moins bien qu’au Mondial féminin du Canada en 2015.

Charles MONGUE-MOUYEME

Il y a 5 heures 0
Deffo Jean-Pierre

Tu as trois fois raison Charles. J'ai compris très tôt que Abel Elimbi Lobé était la taupe du pouvoir. Mon problème c'est que plusieurs médias ont prêté le flanc à cette supercherie en donnant surabondament la parole à cet allié non assumé du parti au pouvoir. Dommage pour ce peuple qui a soif d'une autre façon de gouverner.

TIOBOU Jean-Marie

Ouf !!!! Quelle peinture mon grand frère ! Dans ce cirque les leçons nous donnent de comprendre que la tricherie est érigée en.modèle de société d'une part. D'autre part qu'il y'a des immuables... des immortels. S'ils pouvaient se souvenir de Mumbutu S. SEKO qui se prenait pour le Dieu !!!! Je prie et souhaite que l'esprit de PAIX règne et conduit à renouer avec nos frères et soeurs des zones en crise.

Fernant Nenkam

Je tire la graisse de ce test pour cuire la chair de l'ami Charles Mongue-Mouyemé. "Selon les statuts de la FECAFOOT, le dirigeant d’une entreprise publique ou parapublique ne peut plus postuler à la présidence de la Fécafoot pour des nécessités de disponibilité". Le poste occupé par Martin Camus Mimb Hiol n'est pas électif et sa radiodiffusion n'est non plus ou parapublique.

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