La gratitude des monstres

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Par Charles MONGUE-MOUYEME ►

Dans leur camp, pour être pris au sérieux et avoir quelque chance d’être « investi » pour des postes « électifs » ou sélectionné dans la mangeoire, il faut montrer publiquement qu’on vénère le « créateur des créatures », qu’on est arrogant et grossier, qu’on est méprisant et cynique, qu’on peut s’humilier en mondovision en proférant sans sourciller des mensonges grotesques, et qu’on est capable de semer sans scrupules la haine entre les enfants du pays.

Des médias très suivis par une partie très importante des populations locales et la diaspora à travers le monde, en raison de l’option qu’ils ont prise de présenter le pays réel, ont, par souci d’équilibre, permis à des gens de ce camp de se mettre en lumière, et de taper dans l’œil de leurs sinistres et pervers recruteurs. Beaucoup sont devenus conseillers municipaux, maires, députés, ou hauts responsables dans l’administration du pays. Les moins chanceux sont « influenceurs web » rémunérés par l’argent du trésor public ou l’argent public se trouvant dans des comptes privés : avec promesse d’une meilleure situation s’ils persistent et progressent dans la goujaterie.

Aujourd’hui, c’est ceux qui doivent leur « ascension » sociale à l’exposition dans ces médias à forte audience qui demandent la fermeture de ceux-ci, sous prétexte qu’ils n’équilibrent pas les plateaux de débats, qu’ils ne présentent que le mauvais côté du pays, et qu’ils seraient les relais d’un complot international contre la patrie. Est-ce à dire que ces « créatures du créateur » ne disent elles-mêmes rien de positif sur ces médias où ils sont abondamment et permanemment présents ?

En fait, c’est l’histoire de la gratitude des monstres : quand vous êtes gentils avec eux et que vous les sauvez d'un péril, ils vous expriment leur extrême reconnaissance en abrégeant votre séjour sur cette terre de souffrances.

Charles MONGUE-MOUYEME

Il y a 4 heures 0
MANDENGUE NDABO FRANKLIN DIDIER

La force de l'analyse. Comment être indifférèrent à propos de ce qui se passe dans pays. Charles M. M. La pertinence de propos au sujet de la situation économique, politique et sociale est catastrophique. Ce que nous avons eu en matière d'élections ( Sénatoriale et Présidentielle ) depuis le début de l'année, n'est rien d'autre qu'un four tout et n'importe quoi. Les sénateurs sont élus et nommés en toute illégalité. Des conseillés municipaux illégaux et surtout pas de présidents de régions, ce sont les deux catégories qui permettent au choix des sénateurs. Le mariage incestueux être le RDPC, ELECAM, MINAT et le Conseil Constitutionnel, a montré à suffisance que le pouvoir rdpc veut nous imposer la pratique primitive d'une autre ère. Tu as si bien circonscrit le problème, je suis entièrement d'accord avec toi. Ces Camerounais qui pensent qu'ils ont le ponople sur TOUT sur la gestion de la citée, et que les autres n'ont pas droit au chapitre. Ce régime est à l'origine de la déconstruction de tout ce que nous avions cher.

SAMBA II ALAIN MICHEL

Charles tu as oublié de mentionner qu’après avoir fait le tour de Yaoundé pendant deux jours, le PRESI/ CAF a déclaré n'voir observé ni ressenti aucun nid de poule dans les rues de cette ville. Meme le Directeur du protocole d'état qui le raccompagnait au perron du palais avait souri d'étonnement. De là, moi j'avais compris qu'il était déjà dans la sauce gombo, une spécialité bien de chez nous.

ABEGA Joseph Bertin

Bonjour Charles, Tu fais une peinture on ne peut exacte de la situation de notre football. Mais moi je retiens une seule couleur dont l'absence nous rend plus nostalgique voir triste aujourd'hui: le rose. "Le football rose". Oui rose comme beauté! moi je pense que c'est la clé du succès. lors d'un match de foot, combien de gestes techniques pouvons nous compter? Souvent pas un seul. Nous avons eu de grands talents sortis "des coups faibles", "têtes tombes", "des contre-poteaux", "des couloirs", "des solos (petits ponts)", "des comptes (jonglages)"...etc. Nous allions aux stades tous les dimanches en s'accrochant sur le bras d'un aîné pour tricher les dribles de Mbida, Mama, Emana, Milla...les tacles de 05m d'Onana, d'Aoudou et le lundi, même le maître ou le prof avait de la peine à imposer le calme dans la salle de classe pour commencer le cours. Quel entraîneur ou moniteur de foot permet à son apprenant de dribler un ou deux joueurs sans qu'il ne le gronde? Je vous dis qu'il y avait des joueurs aussi talentueux aux quartiers que certains divisionnaires comme on les appelait à l'époque. L'aisance technique était au rendez-vous. Tenez! avec peut-être un peu de prétention, Tonnerre de Yaoundé de l'époque avait le fond de jeu de Barcelone d'aujourd'hui, d'où le nom de "Kalara", "le book" le foot champagne (onze passes). Bref avec l'aide des entraîneurs, les joueurs doivent pratiquer du beau et bon football, ils doivent prendre plaisir à jouer comme Ronaldinho, Jean-Luis Mama par exemple. Ainsi les spectateurs reviendrons aux stades, et les supporteurs participerons aux cotisations, et les joueurs seront mieux payés pour leur talent et ils se vendront cher...etc. BRAVO à toi Charles pour l'évocation de ce sujet si intéressant !

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