Cameroun : L’urgence de maisons de désintoxication spirituelle

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Par Charles MONGUE-MOUYEME

Pour stopper la marche vers le chaos

Identifier les risques pour les prévenir et les éviter si possible, anticiper les effets et conséquences des problèmes pour les atténuer, réparer les dégâts, et rétablir la situation, ainsi se reconnaît une bonne gouvernance dans une organisation ou un pays. Ainsi pour les délits et les crimes, il y a les prisons ; pour la délinquance juvénile on crée des maisons de redressement ; pour les enfants abandonnés, il y a les orphelinats ; pour les toxicomanes, on crée des centres de désintoxication ; pour les malades mentaux, on a les asiles, etc. Quelle solution avons-nous pour tous ces esprits pervertis par un endoctrinement à des croyances démoniaques dans des églises dites de réveil, des sectes et des cercles charlatanesques de coaching ?

L’actualité au Cameroun rapporte que des élèves ont choisi le désistement à un examen officiel plutôt que de désobéir au « pasteur » de leur « église » qui leur a interdit le port des masques qui serait diabolique, le coronavirus n’existant pas. Récemment encore, on a vu un « pasteur » candidat à l’élection présidentielle de 2018 décéder de covid-19 dans sa paroisse, parce que ses ouailles refusaient l’intervention des équipes médicales spécialisées, convaincues par le défunt que la prière intense guérissait les personnes atteintes de coronavirus. Que dire de ces « soldats » de Boko Haram qui sèment la mort au nom de soi-disant convictions religieuses. On peut multiplier ainsi les drames vécus dans la société camerounaise du fait de ces « maîtres spirituels » qui envoûtent de nombreuses populations de toutes les strates et catégories socio-professionnelles du pays.

On le sait, ce n’est pas un hasard si les églises dites de réveil prolifèrent dans les villes et villages, que des sectes autrefois discrètes sur leurs activités qu’elles tenaient dans le secret le plus absolu, ont désormais pignon sur rue, que des charlatans en coaching et développement personnel pullulent dans nos cités, et que l’éducation et l’enseignement sont malmenés : c’est que nos gouvernants, depuis plusieurs décennies, ont pris l’option de torpiller et fragiliser les esprits, d’abêtir les populations, afin d’anesthésier leur lucidité, et s’éterniser impunément au pouvoir par des passe-droits, la corruption, la tricherie et la manipulation. Sauf que, s’attaquer à si grande échelle à des esprits humains déjà lessivés par la pauvreté, c’est faire courir au pays un péril grave. Car les sinistrés spirituels sont imprévisibles, incontrôlables, et plus nombreux ils seront, plus le pays se rapprochera du précipice de l’anarchie.

Il est donc urgent que le Cameroun pense à se doter de maisons de désintoxication et de redressement spirituel afin que le pays ne devienne pas un immense asile. Des professionnels des métiers ayant le préfixe « psy » ainsi que des autorités morales irréprochables auront le devoir de déconstruire les fausses croyances inoculées aux pensionnaires, et de leur réapprendre à être lucides et maîtres de leur esprit et de leur corps. En dehors de quartiers de mineurs et de femmes, ces maisons devront disposer de grands quartiers VIP, pour accueillir les hautes personnalités très touchées par le phénomène.

Le pouvoir en place au Cameroun peut-il créer et faire gérer de façon efficiente et efficace des maisons de désintoxication et de redressement spirituel ? N’est-ce pas plutôt une idée pour ce dont parlait Charlotte Dipanda qui lui a valu les foudres de potentiels pensionnaires de ces maisons ?

Charles MONGUE-MOUYEME

Il y a 6 heures 0
MANDENGUE NDABO FRANKLIN DIDIER

La force de l'analyse. Comment être indifférèrent à propos de ce qui se passe dans pays. Charles M. M. La pertinence de propos au sujet de la situation économique, politique et sociale est catastrophique. Ce que nous avons eu en matière d'élections ( Sénatoriale et Présidentielle ) depuis le début de l'année, n'est rien d'autre qu'un four tout et n'importe quoi. Les sénateurs sont élus et nommés en toute illégalité. Des conseillés municipaux illégaux et surtout pas de présidents de régions, ce sont les deux catégories qui permettent au choix des sénateurs. Le mariage incestueux être le RDPC, ELECAM, MINAT et le Conseil Constitutionnel, a montré à suffisance que le pouvoir rdpc veut nous imposer la pratique primitive d'une autre ère. Tu as si bien circonscrit le problème, je suis entièrement d'accord avec toi. Ces Camerounais qui pensent qu'ils ont le ponople sur TOUT sur la gestion de la citée, et que les autres n'ont pas droit au chapitre. Ce régime est à l'origine de la déconstruction de tout ce que nous avions cher.

SAMBA II ALAIN MICHEL

Charles tu as oublié de mentionner qu’après avoir fait le tour de Yaoundé pendant deux jours, le PRESI/ CAF a déclaré n'voir observé ni ressenti aucun nid de poule dans les rues de cette ville. Meme le Directeur du protocole d'état qui le raccompagnait au perron du palais avait souri d'étonnement. De là, moi j'avais compris qu'il était déjà dans la sauce gombo, une spécialité bien de chez nous.

ABEGA Joseph Bertin

Bonjour Charles, Tu fais une peinture on ne peut exacte de la situation de notre football. Mais moi je retiens une seule couleur dont l'absence nous rend plus nostalgique voir triste aujourd'hui: le rose. "Le football rose". Oui rose comme beauté! moi je pense que c'est la clé du succès. lors d'un match de foot, combien de gestes techniques pouvons nous compter? Souvent pas un seul. Nous avons eu de grands talents sortis "des coups faibles", "têtes tombes", "des contre-poteaux", "des couloirs", "des solos (petits ponts)", "des comptes (jonglages)"...etc. Nous allions aux stades tous les dimanches en s'accrochant sur le bras d'un aîné pour tricher les dribles de Mbida, Mama, Emana, Milla...les tacles de 05m d'Onana, d'Aoudou et le lundi, même le maître ou le prof avait de la peine à imposer le calme dans la salle de classe pour commencer le cours. Quel entraîneur ou moniteur de foot permet à son apprenant de dribler un ou deux joueurs sans qu'il ne le gronde? Je vous dis qu'il y avait des joueurs aussi talentueux aux quartiers que certains divisionnaires comme on les appelait à l'époque. L'aisance technique était au rendez-vous. Tenez! avec peut-être un peu de prétention, Tonnerre de Yaoundé de l'époque avait le fond de jeu de Barcelone d'aujourd'hui, d'où le nom de "Kalara", "le book" le foot champagne (onze passes). Bref avec l'aide des entraîneurs, les joueurs doivent pratiquer du beau et bon football, ils doivent prendre plaisir à jouer comme Ronaldinho, Jean-Luis Mama par exemple. Ainsi les spectateurs reviendrons aux stades, et les supporteurs participerons aux cotisations, et les joueurs seront mieux payés pour leur talent et ils se vendront cher...etc. BRAVO à toi Charles pour l'évocation de ce sujet si intéressant !

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