Afrique noire francophone : Se libérer des loges étrangères pour espérer l’émergence

photo article ici

Comme un rituel, les élections dans les pays de l’Afrique noire francophone se ressemblent tant dans leur organisation, les agissements des acteurs, leurs résultats, que dans leur propension à engendrer des troubles sociaux de grande ampleur. Au Gabon, au Cameroun, au Congo, en Guinée, en Côte d’Ivoire etc., les choses se passent de la même manière, comme si ces pays obéissent à un code commun de comportements politiques. Officiellement un tel code n’existant pas, on peut se demander ce que les microcosmes politiques des pays de l’Afrique noire francophone ont en commun pour agir et réagir de la même façon quand il s’agit de la dévolution du pouvoir suprême.

On sait qu’au moment où la principale puissance coloniale « octroyait » leurs indépendances aux Etats de l’Afrique noire francophone, elle avait veillé à installer à leur tête des personnages qui lui étaient entièrement soumis. Car, à la vérité, il s’agissait plus d’un « noircissement » des classes gouvernantes que de réelles indépendances. Mais plus d’un demi-siècle après ces parodies d’indépendances, et avec la multitude d’érudits dont ils disposent, les pays d’Afrique noire francophone claironnent le développement et l’émergence à longueur de discours, mais les systèmes de gouvernance rament systématiquement à contre-courant.

La cupidité et l’égocentrisme ne suffisent pas à expliquer que des fils du continent noir œuvrent avec une telle cynique détermination à contrarier l’épanouissement des peuples et leur aspiration au bonheur. La classe politique en Afrique noire francophone aurait-elle signé un pacte avec des entités maléfiques qui veulent maintenir ces pays dans la pauvreté et la dépendance vis-à-vis des grandes puissances du monde ?

Dans leur livre « Les frères invisibles », Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre racontent : « Un jour, le dirigeant d’une société travaillant en Afrique s’est inquiété auprès de François Mitterrand de la puissance des « frères la gratouille », selon l’expression féroce. Le Chef de l’Etat lui fit comprendre que la question ne se posait pas : si la France ne maintenait pas des réseaux africains à travers la maçonnerie, les Américains, eux, ne s’en priveraient pas – la CIA n’hésitant pas à utiliser des loges comme couverture. »  Et ces auteurs font un implacable constat : « L’influence de la maçonnerie en Afrique est considérable. Non seulement dans la sphère politique et affairiste, mais également dans le domaine humanitaire : Albert Schweitzer était pasteur, théologien, musicien, missionnaire, médecin et maçon. Aujourd’hui, la plupart des chefs d’Etat en Afrique francophone sont initiés, principalement à la GLNF, seule obédience reconnue internationalement… »

Les auteurs cités ci-dessus parlent de la « Franc maçonnerie », mais on peut étendre leur observation en parlant des sectes et loges étrangères à la spiritualité africaine, dans lesquelles sont coptées en grande partie des élites politiques de l’Afrique noire francophone, qu’elles soient au pouvoir ou dans l’opposition. Ce sont les populations qui sont les dindons de ces farces qualifiées pompeusement d’élections démocratiques, elles qui confient sans le savoir toujours, leur destin à des compatriotes dont les esprits sont formatés par leurs maîtres des loges pour agir comme les anciens colons.

Peut-être faudra-t-il que les peuples d’Afrique noire francophone exigent l’inscription dans leurs constitutions, parmi les conditions d’éligibilité à la tête de ces Etats, celle de n’appartenir à aucune secte, loge, ou organisation ésotérique étrangère à la spiritualité de leur pays. Un Haut Conseil Spirituel serait ainsi mis sur pied pour soumettre tous ceux qui aspirent à diriger les Etats, à une enquête d’appartenance mystique et ésotérique.

Le développement effectif, l’émergence de l’Afrique noire francophone, l’épanouissement de ses peuples, ne se feront qu’avec des gouvernants qui sont des africains de corps et d’esprit.

Charles MONGUE-MOUYEME

Il y a 16 heures 0
Nguigjol rose

Merci beaucoup professeur, pour ce plus concernant l'histoire de notre pays, de notre continent et de nos ancêtres.

Abdoulaye Haman

Merci Professeur pour cet éclairage. Tôt au tard la vérité finira par triompher. Que les africains puissent s'approprier leur histoire pour éveil de conscience.

Lissom Céline carnelle

Impressionnant surtout venant de mon beau pays. Je salue tout humblement le travail de recherche qui a été faite alors l'histoire que nous apprenons depuis des années aujourd'hui reste douteuse vu les réalités de ce que vous nous prouvez aujourd'hui. Merci pour l'ouverture d'esprit de ma personne.

Laisser votre Commentaire

Articles recents

Articles les plus lus