La Fecafoot a besoin d’un homme qui a faim

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Ceux qui disent que la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot) doit avoir comme président un individu  qui n’a pas faim pensent « alimentaire », et ce n’est ni pertinent, ni sérieux. Dans leur esprit, il s’agit d’un poste « juteux », et si une personne qui n’est pas nantie financièrement y accède, elle succombera facilement à la tentation de « manger », c’est-à-dire piller les caisses de la Fédé pour satisfaire l’appétit d’argent qu’auraient les gens pauvres.

D’abord il est méprisant, insultant et faux de croire qu’un pauvre ne peut pas être digne, honnête, et respectueux de l’intérêt général. Ensuite personne ne peut croire qu’un DG d’entreprise ou un ministre est quelqu’un qui a faim au Cameroun, pour qu’ils soient si nombreux à séjourner dans les prisons du pays pour prévarication. Enfin, espérer absolument une personne nantie à la tête d’une fédération nationale de football, c’est sous-entendre que ses deniers privés lui seront nécessaires dans l’accomplissement de ses missions, alors que la Fédé est tenue de pourvoir matériellement et financièrement aux exigences de sa charge.

Au contraire, plus que jamais, la Fecafoot doit être dirigée par un individu qui a faim, très faim même. Il doit avoir faim de foot, avec l’obsession de le faire pratiquer partout, par tous, et tout le temps dans le pays. Il doit avoir faim de bon management pour travailler inlassablement à asseoir une bonne organisation de la structure qu’il pilote, en ne faisant l’économie d’aucun outil performant de gestion ni d’aucune compétence pour atteindre ses objectifs.

Un président de la Fecafoot, doit avoir faim de justice, d’équité et d’éthique pour démanteler et mettre hors d’état de nuire la maffia qui s’est accaparée du football camerounais depuis plusieurs décennies. Il doit également avoir faim de qualité et de performances pour penser grand et mettre fin à l’amateurisme affligeant qui règne à la Fédé, plombant un football prédestiné à tutoyer les sommets mondiaux.

Le bon président pour la Fecafoot actuelle doit aussi avoir une grande soif… d’argent. De l’argent venant des membres, des prestations internationales des clubs et des équipes nationales, du grand public d’amoureux du foot, ainsi que des partenaires qu’il s’emploiera à intéresser et convaincre par la qualité des projets qu’il mettra en place. De l’argent qui ne servira pas à alimenter son compte bancaire personnel, ni ceux des membres de son bureau, mais bel et bien à développer le football avec au centre de tout : le joueur.

Cependant, bien qu’ayant donc très faim et soif, la bonne personne pour présider la Fecafoot d’aujourd’hui ne doit en aucun cas perdre sa lucidité, et s’asseoir à une table où on sert un processus électoral avarié et donc impropre à la consommation.

Charles MONGUE-MOUYEME

Il y a 4 heures 0
Nguigjol rose

Merci beaucoup professeur, pour ce plus concernant l'histoire de notre pays, de notre continent et de nos ancêtres.

Abdoulaye Haman

Merci Professeur pour cet éclairage. Tôt au tard la vérité finira par triompher. Que les africains puissent s'approprier leur histoire pour éveil de conscience.

Lissom Céline carnelle

Impressionnant surtout venant de mon beau pays. Je salue tout humblement le travail de recherche qui a été faite alors l'histoire que nous apprenons depuis des années aujourd'hui reste douteuse vu les réalités de ce que vous nous prouvez aujourd'hui. Merci pour l'ouverture d'esprit de ma personne.

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