Incendies au Cameroun : Quand ces flammes consumeront-elles notre irresponsabilité ?

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Deux gros incendies se sont déclarés ce 25 octobre 2018 à Kribi et à Yaoundé, après plusieurs autres ces derniers mois.  Comme d’habitude, ils ne nous parleront pas.

« Le feu a été circonscrit ; la situation est sous contrôle ; une enquête est ouverte qui indiquera les causes de l’incendie ». Tels sont les propos quasi-rituels que les autorités administratives répètent chaque fois qu’un incendie se déclenche dans un coin du Cameroun. En général, les résultats des enquêtes ainsi ouvertes ne sont pas rendus publics. Et le plus grave c’est que jamais, ni les autorités, ni les populations ne tirent les leçons d’un incendie pour prendre des dispositions afin que d’autres ne se produisent plus.

A Kribi l’explosion d’une bonbonne de gaz domestique serait à l’origine de l’incendie qui a ravagé plusieurs maisons. Mais le fait le plus marquant aura été l’hostilité des populations contre les pompiers qui sont arrivés très en retard à leur goût. En réalité cette pauvre équipe de pompiers a simplement essuyé l’explosion de la colère accumulée de citoyens qui s’estiment abandonnés par ceux qui ont la charge d’assurer leur sécurité.

En effet, les casernes de pompiers ne sont pas la chose la mieux partagée à travers le pays. Là où elles existent, elles ont du mal à être efficientes dans leurs interventions en raison des longues distances à couvrir, de la mauvaise voirie, et de l’indisponibilité des bouches d’incendie. Plus les risques d’incendie s’accroissent, moins les pompiers disposent de moyens humains et matériels suffisants pour secourir les sinistrés.

Si la responsabilité des pouvoirs publics est donc clairement établie en matière d’insécurité-incendie dans nos villes, ne pas prendre en compte celle des populations serait une grossière erreur de diagnostic. Les constructions anarchiques, la vente et la manipulation désordonnées de produits inflammables, les installations électriques brouillonnes, le non-respect des mesures élémentaires de sécurité, sont autant d’imprudences commises par les populations au Cameroun et qui favorisent la survenance récurrente des incendies.

Combien d’incendies faudra-t-il subir pour que cessent tous ces comportements irresponsables qui mettent les vies des populations en danger ? Fumer dans les stations d’essence ; confiner des bonbonnes de gaz domestique dans des magasins surchauffés de quincailleries qui jouxtent des soudeurs métalliques ; laisser des bougies allumées dans des pièces où il n’y a personne ; faire des installations électriques brouillonnes pour dépenser peu ; conserver des fûts d’essence de contrebande dans des chambres en matériaux provisoires ; tout cela favorise les incendies. Mais l’appât du gain facile semble passer avant la protection des vies humaines.

Malheureusement, après chaque incendie, au lieu que l’état d’esprit général soit au « plus jamais ça », les faits et gestes indiquent plutôt que le pire est à venir. Il n’y a pas à dire, l’insouciance et l’irresponsabilité sont devenus ininflammables dans ce pays où règne le parti des … flammes.

Mong’a Nyem

15 November 2019 à 13:12 0

MANDENGUE NDABO FRANKLIN DIDIER

La force de l'analyse. Comment être indifférèrent à propos de ce qui se passe dans pays. Charles M. M. La pertinence de propos au sujet de la situation économique, politique et sociale est catastrophique. Ce que nous avons eu en matière d'élections ( Sénatoriale et Présidentielle ) depuis le début de l'année, n'est rien d'autre qu'un four tout et n'importe quoi. Les sénateurs sont élus et nommés en toute illégalité. Des conseillés municipaux illégaux et surtout pas de présidents de régions, ce sont les deux catégories qui permettent au choix des sénateurs. Le mariage incestueux être le RDPC, ELECAM, MINAT et le Conseil Constitutionnel, a montré à suffisance que le pouvoir rdpc veut nous imposer la pratique primitive d'une autre ère. Tu as si bien circonscrit le problème, je suis entièrement d'accord avec toi. Ces Camerounais qui pensent qu'ils ont le ponople sur TOUT sur la gestion de la citée, et que les autres n'ont pas droit au chapitre. Ce régime est à l'origine de la déconstruction de tout ce que nous avions cher.

SAMBA II ALAIN MICHEL

Charles tu as oublié de mentionner qu’après avoir fait le tour de Yaoundé pendant deux jours, le PRESI/ CAF a déclaré n'voir observé ni ressenti aucun nid de poule dans les rues de cette ville. Meme le Directeur du protocole d'état qui le raccompagnait au perron du palais avait souri d'étonnement. De là, moi j'avais compris qu'il était déjà dans la sauce gombo, une spécialité bien de chez nous.

ABEGA Joseph Bertin

Bonjour Charles, Tu fais une peinture on ne peut exacte de la situation de notre football. Mais moi je retiens une seule couleur dont l'absence nous rend plus nostalgique voir triste aujourd'hui: le rose. "Le football rose". Oui rose comme beauté! moi je pense que c'est la clé du succès. lors d'un match de foot, combien de gestes techniques pouvons nous compter? Souvent pas un seul. Nous avons eu de grands talents sortis "des coups faibles", "têtes tombes", "des contre-poteaux", "des couloirs", "des solos (petits ponts)", "des comptes (jonglages)"...etc. Nous allions aux stades tous les dimanches en s'accrochant sur le bras d'un aîné pour tricher les dribles de Mbida, Mama, Emana, Milla...les tacles de 05m d'Onana, d'Aoudou et le lundi, même le maître ou le prof avait de la peine à imposer le calme dans la salle de classe pour commencer le cours. Quel entraîneur ou moniteur de foot permet à son apprenant de dribler un ou deux joueurs sans qu'il ne le gronde? Je vous dis qu'il y avait des joueurs aussi talentueux aux quartiers que certains divisionnaires comme on les appelait à l'époque. L'aisance technique était au rendez-vous. Tenez! avec peut-être un peu de prétention, Tonnerre de Yaoundé de l'époque avait le fond de jeu de Barcelone d'aujourd'hui, d'où le nom de "Kalara", "le book" le foot champagne (onze passes). Bref avec l'aide des entraîneurs, les joueurs doivent pratiquer du beau et bon football, ils doivent prendre plaisir à jouer comme Ronaldinho, Jean-Luis Mama par exemple. Ainsi les spectateurs reviendrons aux stades, et les supporteurs participerons aux cotisations, et les joueurs seront mieux payés pour leur talent et ils se vendront cher...etc. BRAVO à toi Charles pour l'évocation de ce sujet si intéressant !

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