Maroc 2 – Cameroun 0 : Le jeu des Lions Indomptables a besoin de limpidité

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La sélection nationale de football du Cameroun a perdu avec la manière face aux Lions de l’Atlas en match de qualification pour la CAN TOTAL 2019.

Manque de détermination, nervosité, maladresse, jeu brouillon, les poulains de Seedorf et Kluivert ont réuni tous les ingrédients qui assurent la défaite à une équipe au cours d’un match de foot. L’impression générale qui se dégageait était que les joueurs camerounais ne semblaient pas connaître le job description du poste qu’ils devaient occuper sur l’aire de jeu.

André Onana a souvent oublié que le gardien doit être la première rampe de lancement de son équipe ; les arrières latéraux Faï Collins et Gaétan Bong, ne s’estimaient pas très concernés par la construction offensive ; les défenseurs axiaux Ngadeu et Onguéné, au lieu d’aboyer pour replacer leurs coéquipiers et s’éviter ainsi les situations de poursuite qui les mettent en difficulté, criaient plutôt sur l’arbitre ; au milieu de terrain, Mandjeck, Zambo Anguissa et Kunde Mallong étaient en plein conflit de compétence, ce qui a rendu Zambo nerveux et l’a sorti très tôt de son match ; les attaquants Choupo Moting, Toko Ekambi et Bassogog donnaient l’impression de disputer une séance de jeu réduit sans les cages de buts.

Alors que dans le foot de haut niveau on parle de plus en plus de dépassement de fonction pour dire que les joueurs aujourd’hui doivent remplir leur rôle, tout leur rôle, et plus que leur rôle, le capitaine Toko Ekambi et ses coéquipiers étaient plutôt en deçà des attributions liées à leurs postes. La prestation de l’équipe était tellement floue que Kluivert et Seedorf se sont mis à faire joujou avec leur plaquette tactique, comme s’ils pouvaient ainsi téléguider leurs poulains et les amener à produire un jeu plus lisible, plus fluide.

On avait la sensation de regarder un match opposant une équipe qui récitait des gammes bien apprises (Maroc), et l’autre dans laquelle rien n’était huilé parce que composée à la manière du « 2-0 » du dimanche matin (Cameroun). Blocages, contrôles, passes, enchaînements, dribles, frappes, tous ces fondamentaux du foot étaient balbutiés par les Lions Indomptables, au point où une formation somme toute moyenne des Lions de l’Atlas a semblé avoir la maîtrise technique et la possession de balle du FC Barcelone.

Les Lions Indomptables ont besoin de joueurs qui éclairent le jeu par leur intelligence tactique et leur vista ; de joueurs de cran, capables de sonner la révolte sur le terrain et pousser leurs coéquipiers à libérer tout leur talent ; de manieurs de ballons, à même de mystifier les adversaires pour les complexer et galvaniser le public ; de renards des surfaces qui ont un vrai sens du but.

Des chauvins peuvent toujours se voiler la face en accusant l’arbitre gabonais d’avoir desservi le Cameroun au cours de ce match, mais au fond d’eux-mêmes, ils savent que la sélection camerounaise ne doit s’en prendre qu’à elle-même.

Au train où ça va, les employeurs de Seedord et Kluivert doivent fermement attirer leur attention sur l’ampleur et le sérieux de leur mission au Cameroun. Ils doivent vite oublier leur côté « people », et couper rapidement le cordon ombilical qui les lie visiblement encore à ceux qui les ont portés à la tête des Lions Indomptables, et dont les comportements égoïstes et envahissants brouillent l’objectivité, la lucidité et la sérénité.

Charles MONGUE-MOUYEME

Il y a 9 heures 0
MANDENGUE NDABO FRANKLIN DIDIER

La force de l'analyse. Comment être indifférèrent à propos de ce qui se passe dans pays. Charles M. M. La pertinence de propos au sujet de la situation économique, politique et sociale est catastrophique. Ce que nous avons eu en matière d'élections ( Sénatoriale et Présidentielle ) depuis le début de l'année, n'est rien d'autre qu'un four tout et n'importe quoi. Les sénateurs sont élus et nommés en toute illégalité. Des conseillés municipaux illégaux et surtout pas de présidents de régions, ce sont les deux catégories qui permettent au choix des sénateurs. Le mariage incestueux être le RDPC, ELECAM, MINAT et le Conseil Constitutionnel, a montré à suffisance que le pouvoir rdpc veut nous imposer la pratique primitive d'une autre ère. Tu as si bien circonscrit le problème, je suis entièrement d'accord avec toi. Ces Camerounais qui pensent qu'ils ont le ponople sur TOUT sur la gestion de la citée, et que les autres n'ont pas droit au chapitre. Ce régime est à l'origine de la déconstruction de tout ce que nous avions cher.

SAMBA II ALAIN MICHEL

Charles tu as oublié de mentionner qu’après avoir fait le tour de Yaoundé pendant deux jours, le PRESI/ CAF a déclaré n'voir observé ni ressenti aucun nid de poule dans les rues de cette ville. Meme le Directeur du protocole d'état qui le raccompagnait au perron du palais avait souri d'étonnement. De là, moi j'avais compris qu'il était déjà dans la sauce gombo, une spécialité bien de chez nous.

ABEGA Joseph Bertin

Bonjour Charles, Tu fais une peinture on ne peut exacte de la situation de notre football. Mais moi je retiens une seule couleur dont l'absence nous rend plus nostalgique voir triste aujourd'hui: le rose. "Le football rose". Oui rose comme beauté! moi je pense que c'est la clé du succès. lors d'un match de foot, combien de gestes techniques pouvons nous compter? Souvent pas un seul. Nous avons eu de grands talents sortis "des coups faibles", "têtes tombes", "des contre-poteaux", "des couloirs", "des solos (petits ponts)", "des comptes (jonglages)"...etc. Nous allions aux stades tous les dimanches en s'accrochant sur le bras d'un aîné pour tricher les dribles de Mbida, Mama, Emana, Milla...les tacles de 05m d'Onana, d'Aoudou et le lundi, même le maître ou le prof avait de la peine à imposer le calme dans la salle de classe pour commencer le cours. Quel entraîneur ou moniteur de foot permet à son apprenant de dribler un ou deux joueurs sans qu'il ne le gronde? Je vous dis qu'il y avait des joueurs aussi talentueux aux quartiers que certains divisionnaires comme on les appelait à l'époque. L'aisance technique était au rendez-vous. Tenez! avec peut-être un peu de prétention, Tonnerre de Yaoundé de l'époque avait le fond de jeu de Barcelone d'aujourd'hui, d'où le nom de "Kalara", "le book" le foot champagne (onze passes). Bref avec l'aide des entraîneurs, les joueurs doivent pratiquer du beau et bon football, ils doivent prendre plaisir à jouer comme Ronaldinho, Jean-Luis Mama par exemple. Ainsi les spectateurs reviendrons aux stades, et les supporteurs participerons aux cotisations, et les joueurs seront mieux payés pour leur talent et ils se vendront cher...etc. BRAVO à toi Charles pour l'évocation de ce sujet si intéressant !

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