Lions Indomptables : Seedorf et Kluivert ont négocié en position de force

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Ce n’est pas parce que le musclé Clarence Seedorf et  surtout le mignon Patrick Kluivert ont pris la place du mannequin Pierre Abena dans les fantasmes de nombre de camerounaises qu’ils se sont visiblement retrouvés en position de force lors de la négociation de leur contrat de sélectionneur et de sélectionneur adjoint des Lions Indomptables.

En réalité, c’est l’annonce précipitée par le Ministre des Sports et de l’Education Physique (MINSEP) du recrutement des anciennes stars néerlandaises le samedi 4 août 2018 alors que les clauses de leurs contrats n’étaient pas encore entièrement négociées, qui a mis Seedorf et Kluivert en position de force. Car, ainsi qu’il est de coutume au Cameroun pour justifier les passe-droits, le MINSEP a utilisé la formule magique « sur les très hautes prescriptions du Chef de l’Etat » pour expliquer qu’une entorse ait été faite à la procédure de recrutement par appel à candidature initiée par la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot).

Il n’était donc plus question pour qui ce soit au Cameroun que Seedorf et Kluivert ne deviennent pas effectivement les patrons du staff technique des Lions Indomptables : on ne fait pas mentir les « très hautes instructions de Son Excellence le Chef de l’Etat » ! Ceux qui ont favorisé la venue du duo hollandais au Cameroun leur ont donc certainement dit qu’ils étaient en terrain conquis à Yaoundé. Tout comme on a dû leur dire que le suédois Sven Goran Eriksson avait refusé les clauses financières du contrat que le Cameroun lui proposait moins de deux semaines avant.

La position de force de Seedorf et Kluivert était également renforcée par la recommandation de Samuel Eto’o (avouée et assumée dans les médias français) : on sait que le « 9 » est une des principales cautions dont se sert le pays de Roger Milla pour survivre comme organisateur de la CAN 2019, et il ne viendrait à l’esprit de personne en haut-lieu de contrarier ce fils prodige qui peut convaincre le président Gianni Infantino de la Fifa de l’aider à tempérer les ardeurs du président Ahmad de la Caf à retirer cette CAN au Cameroun.

On peut donc comprendre que la signature des contrats de Seedorf et Kluivert qui devait avoir lieu le 9 août à 19h, n’ait été effective que le 10 août vers 2h du matin : c’est qu’ils ont négocié ferme face à la partie camerounaise (déjà intimidée par la notoriété internationale des  deux néerlandais) qui était obligée d’aboutir à une conclusion heureuse pour l’image du Chef de l’Etat.

On peut ainsi comprendre l’instrumentalisation qui a été faite du supposé montant de 63 millions de francs CFA que percevront Seedorf et Kluivert, comme pour montrer qu’on a réussi à obtenir deux sélectionneurs à un prix inférieur à celui qu’exigeait Eriksson. Pour qui connait la pudeur des dirigeants du Cameroun à évoquer les montants des contrats, il y a de bonnes raisons de se demander si les 63 millions de francs CFA (trop vite et trop gentiment communiqués) ne masquent pas en réalité un montant bien plus élevé.

Une énième ingérence du gouvernement camerounais dans les affaires de la Fécafoot a bien servi les intérêts de Seedorf et Kluivert au détriment de la fortune publique péniblement constituée par les contribuables camerounais. Mais les célèbres néerlandais auraient tort de s’installer dans la facilité et de sombrer dans la condescendance et l’arrogance car les « suprêmes instructions » du peuple camerounais sont dévastatrices quand les résultats ne suivent pas. 

Il y a 8 heures 0
MANDENGUE NDABO FRANKLIN DIDIER

La force de l'analyse. Comment être indifférèrent à propos de ce qui se passe dans pays. Charles M. M. La pertinence de propos au sujet de la situation économique, politique et sociale est catastrophique. Ce que nous avons eu en matière d'élections ( Sénatoriale et Présidentielle ) depuis le début de l'année, n'est rien d'autre qu'un four tout et n'importe quoi. Les sénateurs sont élus et nommés en toute illégalité. Des conseillés municipaux illégaux et surtout pas de présidents de régions, ce sont les deux catégories qui permettent au choix des sénateurs. Le mariage incestueux être le RDPC, ELECAM, MINAT et le Conseil Constitutionnel, a montré à suffisance que le pouvoir rdpc veut nous imposer la pratique primitive d'une autre ère. Tu as si bien circonscrit le problème, je suis entièrement d'accord avec toi. Ces Camerounais qui pensent qu'ils ont le ponople sur TOUT sur la gestion de la citée, et que les autres n'ont pas droit au chapitre. Ce régime est à l'origine de la déconstruction de tout ce que nous avions cher.

SAMBA II ALAIN MICHEL

Charles tu as oublié de mentionner qu’après avoir fait le tour de Yaoundé pendant deux jours, le PRESI/ CAF a déclaré n'voir observé ni ressenti aucun nid de poule dans les rues de cette ville. Meme le Directeur du protocole d'état qui le raccompagnait au perron du palais avait souri d'étonnement. De là, moi j'avais compris qu'il était déjà dans la sauce gombo, une spécialité bien de chez nous.

ABEGA Joseph Bertin

Bonjour Charles, Tu fais une peinture on ne peut exacte de la situation de notre football. Mais moi je retiens une seule couleur dont l'absence nous rend plus nostalgique voir triste aujourd'hui: le rose. "Le football rose". Oui rose comme beauté! moi je pense que c'est la clé du succès. lors d'un match de foot, combien de gestes techniques pouvons nous compter? Souvent pas un seul. Nous avons eu de grands talents sortis "des coups faibles", "têtes tombes", "des contre-poteaux", "des couloirs", "des solos (petits ponts)", "des comptes (jonglages)"...etc. Nous allions aux stades tous les dimanches en s'accrochant sur le bras d'un aîné pour tricher les dribles de Mbida, Mama, Emana, Milla...les tacles de 05m d'Onana, d'Aoudou et le lundi, même le maître ou le prof avait de la peine à imposer le calme dans la salle de classe pour commencer le cours. Quel entraîneur ou moniteur de foot permet à son apprenant de dribler un ou deux joueurs sans qu'il ne le gronde? Je vous dis qu'il y avait des joueurs aussi talentueux aux quartiers que certains divisionnaires comme on les appelait à l'époque. L'aisance technique était au rendez-vous. Tenez! avec peut-être un peu de prétention, Tonnerre de Yaoundé de l'époque avait le fond de jeu de Barcelone d'aujourd'hui, d'où le nom de "Kalara", "le book" le foot champagne (onze passes). Bref avec l'aide des entraîneurs, les joueurs doivent pratiquer du beau et bon football, ils doivent prendre plaisir à jouer comme Ronaldinho, Jean-Luis Mama par exemple. Ainsi les spectateurs reviendrons aux stades, et les supporteurs participerons aux cotisations, et les joueurs seront mieux payés pour leur talent et ils se vendront cher...etc. BRAVO à toi Charles pour l'évocation de ce sujet si intéressant !

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