Cameroun : Sur les traces de nos ancêtres, découverte d'un paradis paradoxal

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L'omission ou l'ignorance des faits historiques réels expliquerait le retard accumulé par le Cameroun dans son développement socio-économique actuel. L'image de guerres violentes suite au choc des civilisations, au traumatisme de la traite négrière ou aux guerres de l'époque coloniale a voilé une réalité historique nourrie de riches expériences et de précieuses découvertes à partir de laquelle un présent heureux et un avenir radieux devraient se construire. Ceux qui ont su la vérité sur le Cameroun et l'ont savamment cachée ont peut-être eu peur des représailles, ignorant que les conflits n'ont jamais été éternels entre les peuples, quelle que soit leur violence. Ce qui se passe actuellement au Cameroun est parfois incompréhensible. Le bien-être  des populations et l'essor du pays viendront sans doute de la sortie de l'ignorance car "L'éducation est l'arme la plus puissante qu'on puisse utiliser pour changer le monde" (Nelson Mandela).

Je suis ce matin encore fasciné par la beauté du crépuscule de Semako, ce beau site de notre  village Ndog Batolgue en plein cœur de la forêt équatoriale camerounaise à l'Est du fleuve Sanaga, vers Ndom en pays Bassa. J'attends patiemment  devant ma porte  mon grand frère  Mboua Massok ma Batalong.  Son surnom "Le Combattant " sied bien au parcours  de  200 km qui nous mènera en sept heures au moins, des collines de nos ancêtres Babimbi jusqu'à Douala!

SOUDAIN, LA DECOUVERTE

A 50 m de moi, Mboua Massok tout excité  s'arrête à un endroit où le sol présente un aspect plus rougeâtre que la latérite habituelle. En regardant de près, on observe par endroits, des plages de terre cuite incrustées de cylindres d'environ 7 cm de diamètre, des débris de soudure noirâtres et difformes fixés au sol. Leur consistance mi- pierre, mi- métal rappelle curieusement des débris de fers forgés. A certains endroits, des traces de cylindre sont visibles sous différentes coupes.  Voyant que nous nous trouvons à environ 4 m de la surface d'un talus, je comprends que ces objets méritent une attention particulière car ils résultent visiblement d'un long processus de sédimentation. Mboua Massok me rappelle alors qu'il m'avait demandé trois ans plus tôt, de chercher des experts pour dater des objets similaires retrouvés au cours des fouilles de construction de sa maison à plus d'un km de l'endroit où nous nous trouvons.

Les frères du village qui se trouvaient là étaient plutôt amusés par notre enthousiasme. Ils ne comprenaient pas vraiment en quoi ces débris de forges qui se retrouvent un peu partout dans notre forêt et qu'on appelle en langue locale  "ming", pouvaient avoir un quelconque intérêt. Plus tard, nous découvrirons que ces amas de scories appelés "ferriers" provenaient du vidage des fourneaux de réduction. Notre équipe de profanes en archéologie n'a pu procéder à une recherche approfondie mais une quinzaine de ferriers ont été repérés à Ndog Batolgue dans un rayon de moins de 3 km.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                             Scories (Ming)

Ma vie venait de basculer ce 19 juin 2016. Des questions ne cessent de me tarauder l'esprit : " que s'est-il donc passé pour qu'une activité primitive aussi importante que la forge soit restée quasi-inconnue jusqu'à ce jour dans mon village? Comment se fait-il qu'un pan aussi marquant de notre histoire soit encore ignoré par une si grande majorité de camerounais ?

A partir de cet instant, j'avais une obsession : en savoir plus sur nos ancêtres, percer le mystère et partager l'information sur ces fourneaux anciens.

LA VERIFICATION

En 1999 et 2004, une équipe d'archéologues avait mené des prospections pendant la réalisation du pipe-line Tchad Cameroun (1)(2).  L'un des co-auteurs, le Professeur Christophe Mbida  Mindzie me confirma au premier coup d'œil sur les objets collectionnés à Ndog Batolgue, qu'il s'agissait bel et bien des artéfacts d'intérêt archéologique appelés "tuyères" et pouvant être vieux de plusieurs siècles. Médusés par cette révélation, l'égyptologue Oum Ndigi, Mboua Massok et moi avons alors ipso-facto décidé d'organiser une expédition de vérification à Ndog Batolgue et Massangui II.

En 1983 Joseph-Marie Essomba évoquait déjà à Nkometou vers Yaoundé, des fourneaux anciens de -500 AV JC  et plus tard, en 1987, il décrivait avec précision les fourneaux de Massangui II, environ 15 km de Ndog Batolgue où nous avions retrouvé nos artéfacts. Il en avait aussi trouvé à Matomb sur l'autre rive du fleuve Sanaga. Dès la première ligne, sa publication nous interpelle: "L'histoire ancienne du Cameroun reste encore à écrire" dit-il. "Elle ne le sera qu'à partir de l'étude des cultures matérielles et des techniques traditionnelles fondées sur la méthode de recherche archéologique". Dans cet article sur la civilisation du fer au Sud Cameroun, une description précise des sites et une datation au Carbone 14 révélaient des fourneaux vieux d'au moins 400 AV JC. (3).

Après avoir visité une dizaine de sites à Ndog Batolgue et Ndog Babem le 19 septembre 2016 nous avons résolu de publier une vidéo sur You Tube (4). Nos ancêtres produisaient donc des outils en fer ! Je n'en reviens pas alors que l'évidence est criarde ! Puisqu'ils vivaient de la chasse et de la cueillette, ils devaient absolument produire des armes pour s'installer et mener une vie sédentaire paisible. Car ils ne pouvaient pas protéger à mains nues ou à coups de pierres leurs enfants contre les animaux féroces qui rodaient autour des points d'eau, lieu de chasse par excellence pour tous les prédateurs. On pourrait donc en déduire que le repérage des gisements de fer était une condition sine qua non pour le choix des sites de fixation des populations anciennes en forêt équatoriale. 

En faisant le rapprochement, on se rend bien compte que le fer utilisé de façon artisanale dans les fourneaux anciens était obtenu sur place. Les gisements de fer sont donc bel et bien présents sur toute l'étendue du territoire camerounais et dans tout le bassin du Congo en général. La position géographique du Cameroun sur le craton du Congo implique que les métamorphismes anciens ont permis la formation de divers minerais précieux que les hommes exploitaient pour fabriquer des objets nécessaires à leur activité quotidienne.

D'autres travaux de recherche archéologique ont été menés au Cameroun et dans plusieurs autres pays d'Afrique. Des équipes de spécialistes ont depuis 1992 conduit des recherches paléo-environnementales dans le lac Ossa vers Edéa par Elouga et Wirrmann (5). Des scories de réduction de fer et des tessons de poterie constituaient les principaux artéfacts retrouvés. La datation de ces éléments est de - 280±40 AV JC. Entre autres, des vestiges d'activités métallurgiques dans la région des Batéké couvrant actuellement le Gabon, la RDC et le Congo avaient déjà été mis en évidence  en 1997 par Dupré et Pinçon (6). De même, l'UNESCO, organisme en charge de la conservation du patrimoine culturel mondial a publié des ouvrages sur la métallurgie du fer en Afrique (7). L'objectif présenté est " de mettre à jour la culture technologique de l’Afrique pour mieux faire face aux défis du développement ; il s’agit pour les Africains, de prendre connaissance de leur passé pour mieux préparer leur avenir".

Malgré ces nobles déclarations d'intention, l'histoire enseignée dans les programmes scolaires mentionne peu ou pas les fourneaux et ateliers de production d'armes et d'outils en zone forestière au début de notre ère, tout comme elle a oublié de faire attention à l'écriture utilisée dans les procédés de fabrication.

LA TRADITION ANCIENNE EN AFRIQUE N'ETAIT PAS EXCLUSIVEMENT ORALE

                                                 Tessons-de-poteries

Les connaissances scientifiques et techniques que l'on découvre en observant les tuyères cylindriques  des fourneaux  laissent croire que  les prouesses intellectuelles de nos ancêtres étaient largement sous-estimées. En regardant de près parmi les débris, on peut voir des tessons de pots de terre cuite.  En attendant la confirmation de l'âge des différents artéfacts, le Professeur Joseph-Marie Essomba décrivait minutieusement avec un schéma annoté, les différentes parties d'un fourneau datant du XIIIème siècle en pays Bassa(2) et particulièrement un pot en terre cuite placé vers la matrice du fourneau, qu'il nommait "Pot de médecine". En effet, selon Joseph-Marie Essomba "il est rapporté que le dirigeant de l'opération de fonte était un féticheur. Il se servait de la force occulte des ancêtres qui était cachée dans un pot de médecine".

L'anthropologue Günter Tessmann mentionne également des débris de crânes d'ancêtres qu'on trouvait dans les pots des fonderies chez les Fangs, évoquant ainsi le caractère mystique de l'activité métallurgique du fer. (8)

Ces observations partaient sans doute des préjugés qui excluaient la capacité des forgerons de cette époque à mener la série d'opérations complexes liées au travail du fer terrestre, plus difficile à obtenir que le bronze.  Plusieurs étapes sont effectivement nécessaires pendant le processus : la réduction partielle du minerai, le cinglage de la loupe, la manipulation des lingots dans les conditions physiques et thermiques précises, la réintroduction par cémentation de faibles quantités de carbone pour aciérer le fer et le rendre plus dur. Ce processus nécessitait un protocole consigné par écrit pour une reproduction fidèle. Les tessons de poterie retrouvés par les archéologues aussi bien dans les fourneaux anciens que ceux qui restent jusqu'à présent intacts dans les sanctuaires de nos forêts portent toujours des marques à leur surface. Ces marques devaient servir de code uniquement décryptable par des initiés. On peut donc comprendre que les doses et formulations nécessaires pour les diverses manipulations étaient respectées selon un véritable code équivalent à des procédures opérationnelles standard connues dans le contrôle de  qualité moderne.

La tradition était orale, mais aussi écrite notamment sur les pots en terre cuite pendant l'âge du fer. Par ailleurs, la similitude entre les décorations des tessons retrouvés au Lac Ossa et ceux du Nord ouest Cameroun pourrait servir d'élément de preuve d'un lien de parenté jusqu'ici insoupçonné. Les analyses subséquentes de ces marquages pourront permettre de mieux retracer l'histoire des migrations et les liens entre les peuples de cette région. On peut donc affirmer que les noirs d'Afrique centrale étaient des maitres de la technologie à une époque très ancienne. Le défi qui se présente actuellement aux scientifiques est celui d'accélérer les fouilles et de dater les artéfacts retrouvés au Cameroun. Un travail important de synthèse des données archéologiques et anthropobiologiques a été mené au Cameroun à la fin des années 90. Les sites présentement découverts devraient être minutieusement explorés en vue de compléter ce travail.

Le travail du fer au Cameroun est séculaire et confirme la thèse dite autochtone selon laquelle l'âge du fer en Afrique se situe à environ - 3000 AV JC  battant en brèche  une certaine thèse diffusionniste qui décrit l'âge du fer en Afrique vers -500 AV JC, donc après celui de l'Europe unanimement reconnu datant d'environ - 850 AV JC.

Il ne s'agit pas d'alimenter des polémiques autour de l'intelligence de nos ancêtres. Les faits historiques sont tellement têtus qu'ils finissent toujours par se révéler au grand jour alors que les tissus de mensonges qui les voilent s'effilochent. La révélation de la vérité peut arriver plus ou moins brusquement. Dans le cas présent, la découverte des fourneaux en pays Bassa s'est déroulée d'une manière classique en archéologie, au cours des excavations pour la mise en place de la fondation d'une maison d'habitation. La notion d'archéologie préventive est de plus en plus préconisée au Cameroun, du fait que plusieurs sites archéologiques ont été détruits par le passé à l'exemple du site d'Obobogo où des reliques datant jusqu'à -1966 AV JC avaient été découvertes en 1944 lors de la construction de nouvelles routes aux alentours de Yaoundé.

Sur la base de la loi N° 91/008 du 30 Juillet 1991 portant sur la protection du patrimoine national et la loi N°96/12 du 5 Août 1996 (Chapitre III Section IV, Articles 36 et 39; Chapitre IV article 65b), portant loi-cadre relative à la gestion de l'environnement et stipulant que la protection, la conservation et la valorisation du patrimoine culturel et architectural sont d'intérêt national, une attention particulière est portée sur les chantiers publics de grande envergure nécessitant des excavations. Ainsi, les travaux du pipe-line Tchad-Cameroun ont remis en lumière  la nécessité de faire précéder tout chantier de travaux publics  important par des équipes d'archéologues pour éviter la destruction de précieux artéfacts. Il y aura donc inévitablement des découvertes comme la notre par d'autres profanes qui jusqu'ici côtoyaient des sites archéologiques précieux dans leurs villages sans s'en rendre compte.

LES QUESTIONNEMENTS

Comment se fait-il que des travaux aussi importants que ceux publiés par Joseph-Marie Essomba depuis une trentaine d'années soient ignorés du grand public et même des programmes d'histoire au Cameroun?

Au-delà de la technique métallurgique, Joseph-Marie Essomba a décrit, à partir des enquêtes anthropologiques menées au Sud Cameroun, l'organisation des échanges économiques basés sur le principe de la monnaie. Il décrit par exemple le centre commercial du village Ngock dans l'actuel arrondissement de Ndom, où les barrettes de fer constituaient une véritable monnaie à la base de toutes sortes d'échanges de produits et de services. Ainsi est décrit le rôle du fer dans les échanges économiques par l'anthropologue allemand Günter Tessmann: "Tous ces morceaux (... de fer) constituaient le résultat final de la fonte du fer et un vrai article de commerce là où le troc européen n'est pas encore développé".

COMMENT SE POSE LE PROBLÈME DE L'HISTOIRE AFRICAINE? 

D'après Cheikh Anta Diop, les nègres ont été profondément aliénés par des idées fausses soutenues par des historiens des siècles derniers. Il fustige la falsification de l'histoire égyptienne par les égyptologues du XIXe siècle tel que Champollion-Figeac. Selon lui, "un tel climat d'aliénation a fini par agir profondément sur la personnalité du nègre, en particulier du nègre instruit qui a eu l'occasion de prendre conscience de l'idée que le reste du monde se fait de lui et de son peuple".

Extrait de l'avant-propos de Cheik Anta Diop dans "Nations nègres et culture" (10):

Tandis que l'Europe peut remonter le cours de son histoire jusqu'à l'antiquité gréco-latine et les steppes eurasiatiques, l'Africain qui, à travers les ouvrages occidentaux essaie de remonter dans son   passé historique s'arrête à la fondation du Ghana (±300 AV JC). Au-delà, ces ouvrages lui enseignent que c'est la nuit noire. Que faisaient ses ancêtres sur le continent depuis la préhistoire? Comment se fait-il qu'ils aient tant attendus pour surgir de l'ombre avec une organisation sociale perfectionnée? Ont-ils toujours habité l'Afrique ou venaient-ils d'ailleurs?

Tandis que le ressortissant de l'Afrique occidentale peut contempler ainsi 2000 ans d'histoire, ceux des autres régions sont "moins favorisés": dans les bassins du Congo, du Zambèze, dans la région des Grands Lacs, les manuels occidentaux ne permettent guère de remonter - sans solution de continuité -  au-delà de quelques siècles.

Ces trous dans l'histoire africaine restent inexplicables, aussi longtemps que l'on aborde mal le problème : on s'est évertué à chercher à l'intérieur du continent, sur place, la stratification des civilisations successives. Le problème général qui se pose donc pour l'histoire africaine est d'arriver, par des recherches fructueuses, à rattacher, non d'une façon hypothétique, mais effective, tous ces tronçons du passé à une antiquité, une origine commune qui rétablit la continuité.

Cheikh Anta Diop a été plus ou moins écouté en fonction des perceptions objectives ou partisanes de ceux qui doutaient des performances intellectuelles des négro-africains. Les débats idéologiques contradictoires sur l'émotion nègre ou la raison hellène n'avaient pas de sens car il n'est aucunement question de savoir qui des blancs où des noirs a suffisamment œuvré à une époque donnée pour notre civilisation dont le processus de modernisation continue d'évoluer. S'il est vrai que le premier Homo sapiens, ancêtre commun à tous les hommes, a vécu en Afrique comme le soutien Cheikh Anta Diop, il en découle que les gènes d'intelligence sont répandus sur l'étendue de la planète. Aucun conflit sur la supériorité  raciale des uns par rapport aux autres ne devrait donc se poser  dès lors que nous reconnaissons avoir tous hérité du même patrimoine génétique ancestral.

Selon Cheickh Anta Diop, "Imbus de leur supériorité technique, les européens avaient, à priori, un mépris pour tout le monde nègre dont ils ne daignaient toucher que les richesses...nègre devient désormais synonyme d'être primitif, inférieur, doué d'une mentalité "pré-logique". Et comme l'être humain est toujours soucieux de justifier sa conduite, on ira même plus loin;  le soucis de légitimer la colonisation et la traitre des esclaves engendrera toute une littérature descriptive des prétendus caractères inférieurs du nègre. L'esprit de plusieurs générations européennes sera ainsi progressivement faussé. L'opinion occidentale se cristallisera et admettra que nègre = humanité inférieure.

Tout au plus, reconnaitra-t-on au nègre les dons artistiques liés à sa sensibilité d'animal inférieur. Tel est l'opinion du français Gobineau, précurseur de la philosophie des nazis qui, dans son livre célèbre "De l'inégalité des races humaines" décrète que le sens de l'art est inséparable du sang du nègre ; mais il réduit l'art à une manifestation inférieure de la nature humaine : en particulier, le sens du rythme est lié aux aptitudes émotionnelles du nègre.

Un tel climat d'aliénation a fini par agir profondément sur la personnalité du nègre, en particulier le nègre instruit qui a eu l'occasion de prendre conscience de l'opinion que le reste du monde se fait de lui et de son peuple. C'est ainsi que s'exprime de bonne foi un poète nègre africain dans un vers d'une admirable beauté "L'émotion est nègre et la raison hellène" (Léopold Sédar Senghor)

La question qui demeure est celle de savoir pourquoi l'histoire ancienne du Cameroun n'a pas été enseignée sur la base des publications scientifiques des archéologues contemporains à l'image de  Joseph-Marie Essomba depuis plus d'une trentaine d'années ou sur la base des vestiges de la traite négrière présents sur les côtes camerounaises.

Pr Léopold Gustave Lehman, Biologiste

Maître de conférences Université de Douala

Il y a 15 heures 5
MANDENGUE NDABO FRANKLIN DIDIER

La force de l'analyse. Comment être indifférèrent à propos de ce qui se passe dans pays. Charles M. M. La pertinence de propos au sujet de la situation économique, politique et sociale est catastrophique. Ce que nous avons eu en matière d'élections ( Sénatoriale et Présidentielle ) depuis le début de l'année, n'est rien d'autre qu'un four tout et n'importe quoi. Les sénateurs sont élus et nommés en toute illégalité. Des conseillés municipaux illégaux et surtout pas de présidents de régions, ce sont les deux catégories qui permettent au choix des sénateurs. Le mariage incestueux être le RDPC, ELECAM, MINAT et le Conseil Constitutionnel, a montré à suffisance que le pouvoir rdpc veut nous imposer la pratique primitive d'une autre ère. Tu as si bien circonscrit le problème, je suis entièrement d'accord avec toi. Ces Camerounais qui pensent qu'ils ont le ponople sur TOUT sur la gestion de la citée, et que les autres n'ont pas droit au chapitre. Ce régime est à l'origine de la déconstruction de tout ce que nous avions cher.

SAMBA II ALAIN MICHEL

Charles tu as oublié de mentionner qu’après avoir fait le tour de Yaoundé pendant deux jours, le PRESI/ CAF a déclaré n'voir observé ni ressenti aucun nid de poule dans les rues de cette ville. Meme le Directeur du protocole d'état qui le raccompagnait au perron du palais avait souri d'étonnement. De là, moi j'avais compris qu'il était déjà dans la sauce gombo, une spécialité bien de chez nous.

ABEGA Joseph Bertin

Bonjour Charles, Tu fais une peinture on ne peut exacte de la situation de notre football. Mais moi je retiens une seule couleur dont l'absence nous rend plus nostalgique voir triste aujourd'hui: le rose. "Le football rose". Oui rose comme beauté! moi je pense que c'est la clé du succès. lors d'un match de foot, combien de gestes techniques pouvons nous compter? Souvent pas un seul. Nous avons eu de grands talents sortis "des coups faibles", "têtes tombes", "des contre-poteaux", "des couloirs", "des solos (petits ponts)", "des comptes (jonglages)"...etc. Nous allions aux stades tous les dimanches en s'accrochant sur le bras d'un aîné pour tricher les dribles de Mbida, Mama, Emana, Milla...les tacles de 05m d'Onana, d'Aoudou et le lundi, même le maître ou le prof avait de la peine à imposer le calme dans la salle de classe pour commencer le cours. Quel entraîneur ou moniteur de foot permet à son apprenant de dribler un ou deux joueurs sans qu'il ne le gronde? Je vous dis qu'il y avait des joueurs aussi talentueux aux quartiers que certains divisionnaires comme on les appelait à l'époque. L'aisance technique était au rendez-vous. Tenez! avec peut-être un peu de prétention, Tonnerre de Yaoundé de l'époque avait le fond de jeu de Barcelone d'aujourd'hui, d'où le nom de "Kalara", "le book" le foot champagne (onze passes). Bref avec l'aide des entraîneurs, les joueurs doivent pratiquer du beau et bon football, ils doivent prendre plaisir à jouer comme Ronaldinho, Jean-Luis Mama par exemple. Ainsi les spectateurs reviendrons aux stades, et les supporteurs participerons aux cotisations, et les joueurs seront mieux payés pour leur talent et ils se vendront cher...etc. BRAVO à toi Charles pour l'évocation de ce sujet si intéressant !

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