CAN ORANGE 2019 : Le Président Ahmad de la CAF ne sera pas le bienvenu au Cameroun

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Si son organisation effective au Cameroun reste incertaine, la CAN ORANGE 2019 sera certainement la première qui se déroulera dans un pays où le Président de la CAF sera persona non grata.

« Ahmad, parlez encore ! » ainsi pourrait être conspué le président de la CAF à chacune de ses apparitions publiques à la CAN 2019, si elle se tient au pays de Choupo Moting. Comme pour lui signifier qu’il devrait avoir honte d’avoir douté des capacités du Cameroun à l’organiser.

C’est que, depuis son « même à quatre équipes, le Cameroun n’est pas prêt » de Ouagadougou en août 2017, M. Ahmad a blessé l’orgueil d’une partie du Cameroun (surtout officiel) qui a interprété cette déclaration peu diplomatique comme l’expression d’un manque de respect grave à l’endroit du peuple camerounais.

La riposte à cette offense du président Ahmad sera cinglante : des personnages réguliers aux débats sur le football dans les médias camerounais monteront abondamment au créneau pour le vilipender proprement, de même que le peuple de Madagascar dont M. Ahmad est originaire. Le Maroc, soupçonné de vouloir arracher la CAN 2019 au Cameroun, n’échappera pas à ce lynchage médiatique.

Depuis, chaque déclaration du président de la CAF qui exprime le moindre pessimisme sur le bon avancement des préparatifs de la CAN 2019 au Cameroun est l’occasion pour le peloton médiatique chargé de défendre l’optimisme patriotique du Cameroun officiel de le mitrailler. Et M. Ahmad semble s’en amuser, qui souffle le chaud et le froid sur le pays organisateur de la CAN 2019 quant à sa capacité à être prêt « le jour dit ». Surtout qu’il semble avoir compris que ses sorties agissent comme un booster dans les multiples chantiers de construction des infrastructures de la CAN 2019.

Mais l’antipathie camerounaise envers le président Ahmad de la CAF n’est pas seulement due à ses déclarations pleines de doutes sur la CAN 2019 : elle tient aussi à la posture de mauvais perdants de certains camerounais depuis la défaite de leur compatriote à la dernière élection de la CAF. Ils en veulent donc à celui qui a interrompu les presque trois décennies de règne de M. Issa Hayatou à la tête de la CAF, alors que pour une fois, il allait présider une CAN dans son propre pays.

Le président de la CAF est certainement conscient du capital antipathie qu’il a emmagasiné au pays de Samuel Eto’o, et c’est ce qui pourrait expliquer qu’à moins d’un an de la tenue d’une CAN nouvelle formule, M. Ahmad n’ait encore effectué lui-même aucune visite au Cameroun, comme les usages diplomatiques le prescrivent.

La question aujourd’hui est : de la CAF et du Cameroun qui a le plus à perdre dans la guerre froide que se livrent le président de la CAF et le Cameroun ? Nous répondons sans hésiter : c’est l’Afrique qui a le plus à perdre ! Y compris donc la CAF et le Cameroun. Parce que la CAN se veut une fête du football, une fête tout court pour le continent de Mohammed Salah et Sadio Mane. Or, il n’y a pas de réussite possible pour une fête quand l’hôte et le maître de cérémonie ne vibrent pas en harmonie et se font la gueule.

Quels artifices communicationnels la CAF pourra-t-elle utiliser pour remettre le président Ahmad en odeur de sympathie au Cameroun pour la CAN 2019 et préserver ainsi le caractère festif de cet événement ? Que peut faire le Cameroun pour redorer l’image d’un président de la CAF qui a été lynché dans ses médias pendant 2 bonnes années ? Comment éviter que le président Ahmad se présente à Yaoundé au mois de juin 2019 en mode « me voici donc au Cameroun » ?

Charles MONGUE-MOUYEME

Il y a 7 heures 0
MANDENGUE NDABO FRANKLIN DIDIER

La force de l'analyse. Comment être indifférèrent à propos de ce qui se passe dans pays. Charles M. M. La pertinence de propos au sujet de la situation économique, politique et sociale est catastrophique. Ce que nous avons eu en matière d'élections ( Sénatoriale et Présidentielle ) depuis le début de l'année, n'est rien d'autre qu'un four tout et n'importe quoi. Les sénateurs sont élus et nommés en toute illégalité. Des conseillés municipaux illégaux et surtout pas de présidents de régions, ce sont les deux catégories qui permettent au choix des sénateurs. Le mariage incestueux être le RDPC, ELECAM, MINAT et le Conseil Constitutionnel, a montré à suffisance que le pouvoir rdpc veut nous imposer la pratique primitive d'une autre ère. Tu as si bien circonscrit le problème, je suis entièrement d'accord avec toi. Ces Camerounais qui pensent qu'ils ont le ponople sur TOUT sur la gestion de la citée, et que les autres n'ont pas droit au chapitre. Ce régime est à l'origine de la déconstruction de tout ce que nous avions cher.

SAMBA II ALAIN MICHEL

Charles tu as oublié de mentionner qu’après avoir fait le tour de Yaoundé pendant deux jours, le PRESI/ CAF a déclaré n'voir observé ni ressenti aucun nid de poule dans les rues de cette ville. Meme le Directeur du protocole d'état qui le raccompagnait au perron du palais avait souri d'étonnement. De là, moi j'avais compris qu'il était déjà dans la sauce gombo, une spécialité bien de chez nous.

ABEGA Joseph Bertin

Bonjour Charles, Tu fais une peinture on ne peut exacte de la situation de notre football. Mais moi je retiens une seule couleur dont l'absence nous rend plus nostalgique voir triste aujourd'hui: le rose. "Le football rose". Oui rose comme beauté! moi je pense que c'est la clé du succès. lors d'un match de foot, combien de gestes techniques pouvons nous compter? Souvent pas un seul. Nous avons eu de grands talents sortis "des coups faibles", "têtes tombes", "des contre-poteaux", "des couloirs", "des solos (petits ponts)", "des comptes (jonglages)"...etc. Nous allions aux stades tous les dimanches en s'accrochant sur le bras d'un aîné pour tricher les dribles de Mbida, Mama, Emana, Milla...les tacles de 05m d'Onana, d'Aoudou et le lundi, même le maître ou le prof avait de la peine à imposer le calme dans la salle de classe pour commencer le cours. Quel entraîneur ou moniteur de foot permet à son apprenant de dribler un ou deux joueurs sans qu'il ne le gronde? Je vous dis qu'il y avait des joueurs aussi talentueux aux quartiers que certains divisionnaires comme on les appelait à l'époque. L'aisance technique était au rendez-vous. Tenez! avec peut-être un peu de prétention, Tonnerre de Yaoundé de l'époque avait le fond de jeu de Barcelone d'aujourd'hui, d'où le nom de "Kalara", "le book" le foot champagne (onze passes). Bref avec l'aide des entraîneurs, les joueurs doivent pratiquer du beau et bon football, ils doivent prendre plaisir à jouer comme Ronaldinho, Jean-Luis Mama par exemple. Ainsi les spectateurs reviendrons aux stades, et les supporteurs participerons aux cotisations, et les joueurs seront mieux payés pour leur talent et ils se vendront cher...etc. BRAVO à toi Charles pour l'évocation de ce sujet si intéressant !

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