Fecafoot-LFPC : La nouvelle saison de poto-poto foot est lancée

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Par Charles MONGUE-MOUYEME ►

Après une courte trêve, la Fecafoot et la LFPC redescendent dans la gadoue.

L’International Board du poto-poto foot est situé au Cameroun, pays qui a inventé cette discipline sportive dérivée du football et qui se joue dans des espaces particuliers. La CAF et la FIFA, respectivement instances faîtières du football en Afrique et dans le monde, viennent périodiquement s’imprégner des techniques et méthodes du poto-poto foot au Cameroun.

Les équipes engagées dans le championnat très professionnel de cette discipline au Cameroun sont toujours les mêmes d’années en années, parce qu’il n’y a pas de relégation en division inférieure dans le poto-poto foot. Ainsi donc, depuis 2013, année au cours de laquelle la discipline est devenue professionnelle au pays de Iya Mohammed (après plus de deux décennies en amateur), les protagonistes sont restés les mêmes : Passage en force ; Ça gâte ça gâte ; Les Tailleurs de textes ; Truqueurs d’élections ; Imposture Now ; Notre tour de manger ; Retour au food ; Faussaires et Compagnie ; Coups bas Ltd ; Ingérences Club ; Corruption Forever ; Les blanchisseurs ; Lèches-culs associés ; Amis de la FIFA ; Les Aboyeurs affamés ; Intellos cupides ; Mauvaise foi internationale ; Les Experts Manipulateurs.

Deux nouvelles aires de jeu ont été mises aux normes du poto-poto foot cette saison : ce sont les stades Whatsapp et Facebook. Ils s’ajoutent au Stade International du TAS, au Grand Stade CCA/CNOSC, au Recours Stadium et au Stade d’Homologation et de discipline, pour ce qui est des stades sécurisés (clôture et gradins). Les plateaux de radios et de télés continueront également à abriter des rencontres. Il faut souligner que le terrain de la Commission d’Ethique reste en travaux.

Le règlement de la compétition de poto-poto foot reste inchangé cette saison : c’est toujours le Code du Juridisme Approfondi élaboré sous la supervision de la Faculté Camerounaise de Droit Chicanier Renforcé du football, classée 1ère mondiale dans son domaine par la très sérieuse agence internationale de notation Footy’s (filiale de l’autre).

La nouvelle saison a donc démarré par un tournoi dénommé Prince Njoya-Général Semengue, et parrainé conjointement par la Fecafoot et la LFPC qui se sont mis en partenariat perdant-perdant. Ces deux grandes personnalités bien connues dans le microcosme du poto-poto foot camerounais ont elles-mêmes donné le coup d’envoi de ce tournoi en descendant profondément dans la fange. Il faut signaler qu’à cette occasion, la guest star n’était rien moins que le candidat à la Présidentielle 2018 du parti leader de l’opposition SDF, l’Honorable Joshua Osih, ci-devant défenseur ardent de la vertu et de l’éthique dans la gouvernance.

Il faut dire que le grand public ne voit pas d’un bon œil la prééminence depuis plusieurs années du poto-poto foot sur le football au pays de Joël Matip et Nchout Adjara. Il accapare l’attention des médias et vide les gradins des stades de foot qui sonnent creux même lors de matchs internationaux. Il engloutit beaucoup d’énergies et de ressources financières. A cause de son expansion, on n’arrive plus à organiser ni le foot jeune, ni le foot féminin à l’intérieur du pays. Et ce satané poto-poto foot fait montre d’une terrible résilience, face aux multiples assauts de ses contempteurs, dont les plus célèbres sont souvent ses anciens pratiquants.

Le tournoi de lancement de la nouvelle saison de poto-poto foot est parti en vrille, ce qui augure d’une compétition épique, riche en rebondissements. Surtout lorsqu’on remarque que d’anciens joueurs de football de très haut niveau sont en train de se reconvertir très sérieusement à cette discipline, suscitant ainsi de nouvelles et surprenantes vocations.

Au grand dam du football ravalé à un rang inférieur à celui des sports mineurs au Cameroun.

Prochainement dans la vase !

Charles MONGUE-MOUYEME

En masque anti odeur

15 February 2020 à 18:53 0
MANDENGUE NDABO FRANKLIN DIDIER

La force de l'analyse. Comment être indifférèrent à propos de ce qui se passe dans pays. Charles M. M. La pertinence de propos au sujet de la situation économique, politique et sociale est catastrophique. Ce que nous avons eu en matière d'élections ( Sénatoriale et Présidentielle ) depuis le début de l'année, n'est rien d'autre qu'un four tout et n'importe quoi. Les sénateurs sont élus et nommés en toute illégalité. Des conseillés municipaux illégaux et surtout pas de présidents de régions, ce sont les deux catégories qui permettent au choix des sénateurs. Le mariage incestueux être le RDPC, ELECAM, MINAT et le Conseil Constitutionnel, a montré à suffisance que le pouvoir rdpc veut nous imposer la pratique primitive d'une autre ère. Tu as si bien circonscrit le problème, je suis entièrement d'accord avec toi. Ces Camerounais qui pensent qu'ils ont le ponople sur TOUT sur la gestion de la citée, et que les autres n'ont pas droit au chapitre. Ce régime est à l'origine de la déconstruction de tout ce que nous avions cher.

SAMBA II ALAIN MICHEL

Charles tu as oublié de mentionner qu’après avoir fait le tour de Yaoundé pendant deux jours, le PRESI/ CAF a déclaré n'voir observé ni ressenti aucun nid de poule dans les rues de cette ville. Meme le Directeur du protocole d'état qui le raccompagnait au perron du palais avait souri d'étonnement. De là, moi j'avais compris qu'il était déjà dans la sauce gombo, une spécialité bien de chez nous.

ABEGA Joseph Bertin

Bonjour Charles, Tu fais une peinture on ne peut exacte de la situation de notre football. Mais moi je retiens une seule couleur dont l'absence nous rend plus nostalgique voir triste aujourd'hui: le rose. "Le football rose". Oui rose comme beauté! moi je pense que c'est la clé du succès. lors d'un match de foot, combien de gestes techniques pouvons nous compter? Souvent pas un seul. Nous avons eu de grands talents sortis "des coups faibles", "têtes tombes", "des contre-poteaux", "des couloirs", "des solos (petits ponts)", "des comptes (jonglages)"...etc. Nous allions aux stades tous les dimanches en s'accrochant sur le bras d'un aîné pour tricher les dribles de Mbida, Mama, Emana, Milla...les tacles de 05m d'Onana, d'Aoudou et le lundi, même le maître ou le prof avait de la peine à imposer le calme dans la salle de classe pour commencer le cours. Quel entraîneur ou moniteur de foot permet à son apprenant de dribler un ou deux joueurs sans qu'il ne le gronde? Je vous dis qu'il y avait des joueurs aussi talentueux aux quartiers que certains divisionnaires comme on les appelait à l'époque. L'aisance technique était au rendez-vous. Tenez! avec peut-être un peu de prétention, Tonnerre de Yaoundé de l'époque avait le fond de jeu de Barcelone d'aujourd'hui, d'où le nom de "Kalara", "le book" le foot champagne (onze passes). Bref avec l'aide des entraîneurs, les joueurs doivent pratiquer du beau et bon football, ils doivent prendre plaisir à jouer comme Ronaldinho, Jean-Luis Mama par exemple. Ainsi les spectateurs reviendrons aux stades, et les supporteurs participerons aux cotisations, et les joueurs seront mieux payés pour leur talent et ils se vendront cher...etc. BRAVO à toi Charles pour l'évocation de ce sujet si intéressant !

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