Epidémie : Le Kamtovirus sévit au Cameroun

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Par Charles MONGUE-MOUYEME

S’il était mortellement foudroyant, il aurait déjà décimé le Cameroun, notamment depuis la Présidentielle 2018 où le peuple camerounais a constaté qu’il vivait une épidémie du Kamtovirus. Dès qu’on est atteint par ce virus, on ne peut plus s’empêcher de prononcer sans cesse, à temps et à contretemps, le nom Kamto. Lorsqu’on devient un fan inconditionnel de Maurice Kamto, ou quand on le dénigre systématiquement, c’est qu’on fait déjà la maladie.

Le kamtovirus se loge normalement dans le ventre des sujets atteints, qui se mettent alors à régurgiter des insanités soit pour défendre Pr Kamto, soit pour le vilipender : c’est le symptôme dominant de la « fièvre kamtoïde ». Dans sa forme sévère, le kamtovirus prend possession du cerveau du sujet contaminé, qui se met à réagir comme un possédé, psalmodiant les qualités exceptionnelles et uniques du Sauveur Kamto, ou qui commence à faire des cauchemars dans lesquels le « gourou » du MRC est le grand méchant démon par qui tous les malheurs du pays arrivent.

Le kamtovirus perturbe le cerveau à tel point que les malades à un stade avancé de la fièvre kamtoïde perdent le sens du discernement et réagissent au ¼ de tour dès qu’on parle du Pr Kamto, sans se préoccuper de savoir si ce n’est pas un fake news ; ils oublient de consacrer leur temps à faire des choses utiles, et s’investissent sans compter dans la production de fables pour ou contre Maurice Kamto ; ils n’ont généralement plus conscience des fonctions qu’ils occupent, de leur âge, ou de ce qu’ils représentent socialement pour ne pas patauger gaiement dans la gadoue des invectives obscènes.

Les principaux groupes à risque du kamtovirus sont : les militants et sympathisants du MRC et alliés, qui, dès qu’ils développent la maladie, « flinguent » verbalement tous ceux qui osent ne pas dire du bien du Pr Kamto ; les militants du RDPC et les gouvernants qui ont un bréviaire anti-Kamto qu’ils récitent quel que soit le sujet qu’ils abordent et qui ne ratent pas une occasion de diaboliser Pr Kamto, pour justifier les violences qu’ils exercent sur ses partisans et lui ; des membres des communautés Bamiléké et Beti-Bulu qui ont décidé de s’insulter par Maurice Kamto interposé. On note aussi la nouvelle niche des opposants opposés à l’opposition qui connait un développement rapide du kamtovirus.

Les réseaux sociaux, les médias audiovisuels et les journaux sont les points de contamination prédominants au kamtovirus. Toutes les vomissures des sujets qui souffrent de la fièvre kamtoïde y sont déversées, et si on s’y expose sans protection mentale, on finit souvent par attraper le virus.

Le pays a essayé de cultiver des souches du kamtovirus  pour fabriquer un antidote qui allait être administré comme vaccin ou sérum pendant les élections législatives et municipales de 2020. Mais ces virus modifiés se sont échappés du laboratoire de préparation de l’humiliation électorale du MRC, et ils sont tellement virulents que tous ceux qui ont été à leur contact entrent désormais en transes à la seule évocation du nom Kamto.

La fièvre kamtoïde est ainsi en train de devenir un véritable problème de santé publique au Cameroun, dont l’effet le plus pervers est de détourner les citoyens des vrais problèmes à régler pour arrêter la marche du pays vers le chaos et retrouver le bon chemin qui conduit au bien-être individuel et collectif.

A toutes fins utiles, des chercheurs viennent de découvrir que le kamtovirus ne résiste pas dans un pays où la morale, la justice, l’équité et la vérité sont instaurées et respectées.

Charles MONGUE-MOUYEME

Il y a 7 heures 0
MANDENGUE NDABO FRANKLIN DIDIER

La force de l'analyse. Comment être indifférèrent à propos de ce qui se passe dans pays. Charles M. M. La pertinence de propos au sujet de la situation économique, politique et sociale est catastrophique. Ce que nous avons eu en matière d'élections ( Sénatoriale et Présidentielle ) depuis le début de l'année, n'est rien d'autre qu'un four tout et n'importe quoi. Les sénateurs sont élus et nommés en toute illégalité. Des conseillés municipaux illégaux et surtout pas de présidents de régions, ce sont les deux catégories qui permettent au choix des sénateurs. Le mariage incestueux être le RDPC, ELECAM, MINAT et le Conseil Constitutionnel, a montré à suffisance que le pouvoir rdpc veut nous imposer la pratique primitive d'une autre ère. Tu as si bien circonscrit le problème, je suis entièrement d'accord avec toi. Ces Camerounais qui pensent qu'ils ont le ponople sur TOUT sur la gestion de la citée, et que les autres n'ont pas droit au chapitre. Ce régime est à l'origine de la déconstruction de tout ce que nous avions cher.

SAMBA II ALAIN MICHEL

Charles tu as oublié de mentionner qu’après avoir fait le tour de Yaoundé pendant deux jours, le PRESI/ CAF a déclaré n'voir observé ni ressenti aucun nid de poule dans les rues de cette ville. Meme le Directeur du protocole d'état qui le raccompagnait au perron du palais avait souri d'étonnement. De là, moi j'avais compris qu'il était déjà dans la sauce gombo, une spécialité bien de chez nous.

ABEGA Joseph Bertin

Bonjour Charles, Tu fais une peinture on ne peut exacte de la situation de notre football. Mais moi je retiens une seule couleur dont l'absence nous rend plus nostalgique voir triste aujourd'hui: le rose. "Le football rose". Oui rose comme beauté! moi je pense que c'est la clé du succès. lors d'un match de foot, combien de gestes techniques pouvons nous compter? Souvent pas un seul. Nous avons eu de grands talents sortis "des coups faibles", "têtes tombes", "des contre-poteaux", "des couloirs", "des solos (petits ponts)", "des comptes (jonglages)"...etc. Nous allions aux stades tous les dimanches en s'accrochant sur le bras d'un aîné pour tricher les dribles de Mbida, Mama, Emana, Milla...les tacles de 05m d'Onana, d'Aoudou et le lundi, même le maître ou le prof avait de la peine à imposer le calme dans la salle de classe pour commencer le cours. Quel entraîneur ou moniteur de foot permet à son apprenant de dribler un ou deux joueurs sans qu'il ne le gronde? Je vous dis qu'il y avait des joueurs aussi talentueux aux quartiers que certains divisionnaires comme on les appelait à l'époque. L'aisance technique était au rendez-vous. Tenez! avec peut-être un peu de prétention, Tonnerre de Yaoundé de l'époque avait le fond de jeu de Barcelone d'aujourd'hui, d'où le nom de "Kalara", "le book" le foot champagne (onze passes). Bref avec l'aide des entraîneurs, les joueurs doivent pratiquer du beau et bon football, ils doivent prendre plaisir à jouer comme Ronaldinho, Jean-Luis Mama par exemple. Ainsi les spectateurs reviendrons aux stades, et les supporteurs participerons aux cotisations, et les joueurs seront mieux payés pour leur talent et ils se vendront cher...etc. BRAVO à toi Charles pour l'évocation de ce sujet si intéressant !

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