Coronavirus au Cameroun : Eviter le piège des fausses idées reçues

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Quand le choléra entrait au Cameroun, on a dit : « la saleté ne tue pas le Noir ». Le choléra a fait des ravages, et s’est installé durablement.

Lorsque le Sida est arrivé au pays du regretté Pr Victor Anomah Ngu, on a crié au complot international : c’était le « Syndrome Imaginaire pour Décourager les Amoureux ». Le VIH s’est répandu à grande vitesse, et il s’est incrusté.

Voici le coronavirus qui vient de s’inviter au Cameroun, et l’un des plus hauts responsables en charge des épidémies au Ministère de la Santé déclare à la télévision qu’il s’agit ni plus ni moins que de la banale grippe avec laquelle les gens vont souvent au champ ou à leur bureau, et qui ne les tue pas. Et des leaders d’opinion font écho de cette affirmation irresponsable sur les réseaux sociaux, en arguant quasiment que nous serions blindés contre la grippe que nos organismes connaissent bien.

Si c’est une technique communicationnelle pour dédramatiser la situation et éviter que le pays tombe dans la psychose, on devrait savoir, avec les exemples antérieurs, qu’elle est mauvaise et même dangereuse pour les populations. Avec les modes de contamination du coronavirus, nous sommes beaucoup plus exposés que les populations des grandes puissances mondiales à cause de  nos comportements, habitudes et attitudes dans la vie de tous les jours. Nous saluons chaque jour des dizaines de personnes (poignées de mains, embrassades, accolades) ; nous aimons manger le soya à plusieurs, en trempant tous la main dans le même plat ; nous nous serrons dans les transports en commun (mototaxis, taxis, cars, bus) comme des sardines sous la chaleur étouffante ambiante ; nous lavons rarement nos mains, et lorsque nous le faisons, nous utilisons parfois la même eau du même récipient à plusieurs, et souvent sans savon.

Face à ce risque sanitaire de grande envergure, nous devons cesser de ressasser ces fausses idées reçues qui nous font croire que nous avons une constitution anatomique et physiologique particulièrement solide, qui nous met à l’abri de certaines infections qui terrassent les « fragiles » occidentaux. Le taux de mortalité et l’espérance de vie chez nous devraient nous édifier.

Nous devons également cesser de rechigner à appliquer les mesures de préventions édictées par les organismes internationaux de santé, sous prétexte que les épidémies largement amplifiées sont causées par des virus fabriqués dans de grands laboratoires maléfiques pour nous rendre malades et nous vendre leurs médicaments. D’ailleurs, si c’est vrai, cela devrait plutôt nous conduire à multiplier les précautions et à être très rigoureux dans leur application.

La victimisation due à la théorie du complot sanitaire contre nous, et le complexe de résistance physique supérieure ne nous ont jamais causé que des ennuis graves. Notre position de faiblesse dans l’échiquier sanitaire mondial nous impose une vigilance et une réactivité plus fortes que celles déployées dans les pays développés.

Charles MONGUE-MOUYEME

Il y a 5 heures 0
MANDENGUE NDABO FRANKLIN DIDIER

La force de l'analyse. Comment être indifférèrent à propos de ce qui se passe dans pays. Charles M. M. La pertinence de propos au sujet de la situation économique, politique et sociale est catastrophique. Ce que nous avons eu en matière d'élections ( Sénatoriale et Présidentielle ) depuis le début de l'année, n'est rien d'autre qu'un four tout et n'importe quoi. Les sénateurs sont élus et nommés en toute illégalité. Des conseillés municipaux illégaux et surtout pas de présidents de régions, ce sont les deux catégories qui permettent au choix des sénateurs. Le mariage incestueux être le RDPC, ELECAM, MINAT et le Conseil Constitutionnel, a montré à suffisance que le pouvoir rdpc veut nous imposer la pratique primitive d'une autre ère. Tu as si bien circonscrit le problème, je suis entièrement d'accord avec toi. Ces Camerounais qui pensent qu'ils ont le ponople sur TOUT sur la gestion de la citée, et que les autres n'ont pas droit au chapitre. Ce régime est à l'origine de la déconstruction de tout ce que nous avions cher.

SAMBA II ALAIN MICHEL

Charles tu as oublié de mentionner qu’après avoir fait le tour de Yaoundé pendant deux jours, le PRESI/ CAF a déclaré n'voir observé ni ressenti aucun nid de poule dans les rues de cette ville. Meme le Directeur du protocole d'état qui le raccompagnait au perron du palais avait souri d'étonnement. De là, moi j'avais compris qu'il était déjà dans la sauce gombo, une spécialité bien de chez nous.

ABEGA Joseph Bertin

Bonjour Charles, Tu fais une peinture on ne peut exacte de la situation de notre football. Mais moi je retiens une seule couleur dont l'absence nous rend plus nostalgique voir triste aujourd'hui: le rose. "Le football rose". Oui rose comme beauté! moi je pense que c'est la clé du succès. lors d'un match de foot, combien de gestes techniques pouvons nous compter? Souvent pas un seul. Nous avons eu de grands talents sortis "des coups faibles", "têtes tombes", "des contre-poteaux", "des couloirs", "des solos (petits ponts)", "des comptes (jonglages)"...etc. Nous allions aux stades tous les dimanches en s'accrochant sur le bras d'un aîné pour tricher les dribles de Mbida, Mama, Emana, Milla...les tacles de 05m d'Onana, d'Aoudou et le lundi, même le maître ou le prof avait de la peine à imposer le calme dans la salle de classe pour commencer le cours. Quel entraîneur ou moniteur de foot permet à son apprenant de dribler un ou deux joueurs sans qu'il ne le gronde? Je vous dis qu'il y avait des joueurs aussi talentueux aux quartiers que certains divisionnaires comme on les appelait à l'époque. L'aisance technique était au rendez-vous. Tenez! avec peut-être un peu de prétention, Tonnerre de Yaoundé de l'époque avait le fond de jeu de Barcelone d'aujourd'hui, d'où le nom de "Kalara", "le book" le foot champagne (onze passes). Bref avec l'aide des entraîneurs, les joueurs doivent pratiquer du beau et bon football, ils doivent prendre plaisir à jouer comme Ronaldinho, Jean-Luis Mama par exemple. Ainsi les spectateurs reviendrons aux stades, et les supporteurs participerons aux cotisations, et les joueurs seront mieux payés pour leur talent et ils se vendront cher...etc. BRAVO à toi Charles pour l'évocation de ce sujet si intéressant !

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